Procès historique du cyberharcèlement de Brigitte Macron : Analyse complète d’une affaire judiciaire sans précédent
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Introduction : Un tournant majeur dans la lutte contre le cyberharcèlement
Les 27 et 28 octobre, le tribunal correctionnel de Paris accueille une audience d’une importance capitale dans l’histoire judiciaire française. Dix individus comparaissent devant la justice, accusés d’avoir orchestré et participé à une vaste campagne de cyberharcèlement ciblant Brigitte Macron, l’épouse du président de la République. Cette affaire, qui a débuté par le dépôt de plainte de la Première dame, soulève des questions fondamentales sur les limites de la liberté d’expression à l’ère numérique et la protection des personnalités publiques face aux attaques en ligne.
Les accusés : Portrait d’un réseau de cyberharcèlement organisé
Profil des prévenus et charges retenues
Le groupe de prévenus se compose de huit hommes et deux femmes, dont les âges s’échelonnent de 41 à 60 ans. Selon les informations révélées par BFM TV le dimanche 26 octobre, ces individus font face à des accusations graves de cyberharcèlement sexiste. Le parquet de Paris les soupçonne d’avoir diffusé massivement, via diverses plateformes de médias sociaux, des propos particulièrement insultants et dégradants envers la Première dame de France.
Les accusations portent spécifiquement sur des attaques concernant son genre, sa sexualité, ainsi que la différence d’âge significative entre elle et Emmanuel Macron. Ces publications répétées constituent, selon l’accusation, une forme de harcèlement systématique visant à humilier et dégrader publiquement l’épouse du président français.
Aurélien Poirson-Atlan : Figure controversée des réseaux sociaux
Parmi les dix prévenus, Aurélien Poirson-Atlan, professionnel de la publicité âgé de 41 ans, occupe une place particulière. Opérant sous le pseudonyme “Zoé Sagan”, cet individu possède un passé judiciaire controversé. Il s’était déjà illustré négativement en 2020 lors de l’affaire Benjamin Griveaux, lorsqu’il avait diffusé des vidéos à caractère sexuel compromettantes, provoquant la fin brutale de la carrière politique de ce dernier. Suite à ses activités dans l’affaire Macron, son compte sur les réseaux sociaux a été suspendu par les plateformes concernées.
Delphine J. alias “Amandine Roy” : L’autoproclamée “lanceuse d’alerte”
Delphine J., connue sous le pseudonyme “Amandine Roy”, représente une autre figure centrale de cette affaire. Cette femme de 51 ans, qui se présente comme médium et “lanceuse d’alerte”, est accusée d’avoir joué un rôle majeur dans la propagation d’une théorie du complot particulièrement nocive concernant l’identité de Brigitte Macron. Ses publications auraient contribué significativement à maintenir vivante une rumeur infondée et transphobe.
Genèse de la théorie du complot : Origine et propagation d’une infox
2017 : Naissance d’une rumeur transphobe
L’origine de cette affaire remonte à 2017, année marquée par l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République française. Dès cette période, une fausse information (infox) virale a commencé à circuler sur Internet, prétendant que Brigitte Macron, née Trogneux et ancienne professeure de littérature, serait en réalité une personne transgenre portant initialement le prénom Jean-Michel.
Cette rumeur transphobe, dénuée de tout fondement, a été amplifiée par diverses figures du mouvement complotiste français et international. Malgré son caractère manifestement mensonger, elle a connu une résurgence inquiétante ces derniers mois, se propageant bien au-delà des frontières hexagonales.
L’enquête menée par la BRDP
Suite au dépôt de plainte de Brigitte Macron le 27 août 2024, une enquête approfondie a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Cette unité spécialisée de la police judiciaire a mené des investigations minutieuses, aboutissant à plusieurs vagues d’interpellations. Les premières arrestations ont eu lieu en décembre 2024, suivies d’une seconde série en février 2025, démontrant l’ampleur et la complexité du réseau de diffusion de ces contenus diffamatoires.



