Line Renaud à 97 ans : sérénité, préparatifs et un appétit de vivre intact
Line Renaud : “Je ne veux pas d'eux à mes obsèques, ce sont deux imbé...Voir plus👇🏻

Une icône du spectacle qui aborde la fin de vie avec lucidité
Rares sont les personnalités publiques qui acceptent de parler aussi ouvertement de leurs dernières volontés. Line Renaud, 97 ans, chanteuse et comédienne devenue au fil des décennies une véritable institution du paysage culturel français, fait figure d’exception. Le 2 février 2024, sur les ondes de RTL, elle a profité de la sortie de son livre Merci la vie ! (publié chez Robert Laffont) pour évoquer sans détour la manière dont elle envisage la fin de son existence — un sujet que beaucoup préfèrent éviter, mais qu’elle traite avec la même rigueur que le reste de sa carrière.
Cette prise de parole intervient dans un contexte où de plus en plus de Français, à l’approche de la retraite ou dans le grand âge, s’interrogent sur l’organisation de leur fin de vie : où vieillir, comment financer une éventuelle dépendance, quelle mutuelle santé senior privilégier pour couvrir des soins de plus en plus coûteux, ou encore comment anticiper la transmission de son patrimoine. Ces questions, longtemps taboues, deviennent centrales à mesure que l’espérance de vie augmente et que le coût des maisons de retraite médicalisées ou de l’aide à domicile s’envole.
Vieillir chez soi : un choix de plus en plus plébiscité
Line Renaud a été très claire sur ce point : elle souhaite finir ses jours dans sa maison de La Jonchère, à Rueil-Malmaison, qu’elle décrit comme son véritable refuge. « C’est ma coquille, mon cocon, ma vie surtout. C’est ici que je veux finir ma vie, dans mon lit, chez moi, avec mon chien près de moi », a-t-elle confié avec émotion.
Ce souhait rejoint une tendance de fond observée chez les seniors français : selon plusieurs études sur le vieillissement, une large majorité des personnes âgées préfère rester à domicile plutôt que d’intégrer un établissement spécialisé. Ce choix suppose cependant une organisation rigoureuse : adaptation du logement, présence d’une aide à domicile, suivi médical régulier, et bien souvent, souscription à une assurance dépendance ou à un contrat de prévoyance permettant de financer ces besoins sans peser sur les proches. Anticiper ce type de couverture dès la retraite, plutôt que dans l’urgence, permet généralement de bénéficier de cotisations plus avantageuses et d’une meilleure prise en charge le moment venu.
Une gestion méticuleuse, à l’image d’une planification patrimoniale réussie
Ce qui frappe dans le témoignage de Line Renaud, c’est le soin qu’elle apporte à l’organisation de ses propres obsèques. Comme elle le résume elle-même : « Quand je faisais mon métier, on préparait tout d’avance, détail par détail. Avant de mourir, je suis pareille. J’organise tout. » Elle a ainsi déjà désigné les objets qu’elle souhaite léguer à ses proches, choisi les chansons qui accompagneront la cérémonie, et même défini le lieu de ses funérailles.
Cette anecdote illustre à quel point une planification successorale anticipée — testament, contrat obsèques, désignation des bénéficiaires d’une assurance-vie — peut apaiser une famille au moment du deuil. De nombreux Français découvrent tardivement l’intérêt de ces démarches, alors qu’elles permettent d’éviter des conflits familiaux, d’optimiser la fiscalité de la transmission et de garantir que les volontés du défunt soient respectées. Un contrat d’assurance obsèques, par exemple, permet de financer à l’avance les frais funéraires tout en fixant précisément leur déroulement, exactement comme l’a fait la chanteuse.





