Vague de chaleur en septembre : jusqu’à 40°C attendus ce week-end, la France face à un été qui ne veut pas finir
Une masse d’air venue d’Afrique du Nord remonte sur la France dès mercredi 😰

L’automne calendaire n’a pas encore commencé que la France s’apprête déjà à vivre un nouvel épisode de chaleur intense. Selon les dernières projections des modèles météorologiques, un puissant redoux estival pourrait s’installer dès le milieu de la semaine, avec des températures dépassant localement les 35°C, voire approchant les 40°C dans certaines régions du Sud-Ouest autour du week-end. Un scénario qui rappelle, presque jour pour jour, l’épisode caniculaire tardif de septembre 2023.
Ce type de rebond thermique en début d’automne n’est pas seulement une curiosité climatique : il a des répercussions bien concrètes sur le quotidien des Français, qu’il s’agisse de la santé des personnes fragiles, du montant des factures d’électricité liées à la climatisation, ou encore de la gestion de l’eau dans les territoires déjà touchés par la sécheresse estivale. Autant de sujets qui, dans un contexte où le coût de la vie reste une préoccupation majeure pour de nombreux foyers, méritent une attention particulière.
Un anticyclone qui ouvre la porte à l’air chaud saharien
Le mécanisme à l’origine de cet épisode est désormais bien identifié par les services de prévision. L’anticyclone des Açores, cette vaste zone de hautes pressions qui influence durablement la météo de l’Europe de l’Ouest, devrait étendre son influence sur la France dès mercredi 2 septembre, avant de gagner progressivement l’Europe centrale.
Ce n’est cependant pas l’anticyclone en lui-même qui inquiète les prévisionnistes, mais bien ce qu’il autorise à remonter derrière lui : une masse d’air chaud, originaire du nord du continent africain, qui pourrait envahir le territoire dans la foulée. En bloquant l’arrivée des perturbations venues de l’Atlantique, ce type de configuration laisse le soleil chauffer les sols sans discontinuer, un phénomène classique des grands épisodes de chaleur estivale ou automnale.
Un détail technique retient particulièrement l’attention des météorologues : plusieurs modèles numériques annoncent des températures supérieures à 20°C à 850 hPa, c’est-à-dire à environ 1 500 mètres d’altitude. Ce seuil est habituellement associé, en France, aux véritables vagues de chaleur — un signal qui n’est pas anodin à cette période de l’année.
Des températures qui pourraient frôler les 40°C samedi
D’après les projections actuelles, le pic de chaleur serait atteint autour de samedi 5 septembre. Les estimations par grandes villes donnent une idée de l’ampleur potentielle du phénomène : Bordeaux pourrait s’approcher des 37°C, Toulouse viser les 34°C, tandis que Paris grimperait jusqu’à environ 31°C.
Certains scénarios, plus extrêmes, évoquent des pointes proches de 40°C dans le sud-ouest du pays sur le week-end des 5 et 6 septembre. De son côté, le modèle européen ECMWF, l’un des plus fiables du secteur, tablait sur des valeurs de l’ordre de 37 à 38°C dans cette même zone géographique à la même période.
Ce pic de chaleur s’accompagnerait d’un temps globalement sec et ensoleillé. Les tendances à moyen terme évoquent des températures supérieures aux normales de saison sur les semaines du 7 au 13 septembre, puis du 14 au 20 septembre, avec une anomalie plus marquée dans la moitié sud du pays.
Le Sud-Ouest en première ligne
Sans surprise compte tenu de l’origine de la masse d’air, ce sont les régions du Sud-Ouest qui devraient être les premières et les plus fortement concernées. La Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie concentreraient les valeurs les plus élevées, avec les pointes potentielles à 40°C évoquées plus haut.
La chaleur devrait ensuite gagner progressivement le nord et l’est du territoire, sans toutefois atteindre des niveaux aussi extrêmes. L’anomalie thermique resterait la plus marquée dans le Midi sur la première semaine de septembre, avant de s’affirmer davantage dans la moitié sud du pays la semaine suivante.





