Italie : un père tue l’homme accusé d’avoir causé la mort de son fils, cinq ans après une dette de 25 euros
Un père met fin à la vie de son fils après avoir découvert qu’il est...Voir plus

Une affaire criminelle bouleverse la commune de Rocca di Papa, au sud de Rome. Guglielmo Palozzi, 62 ans, est soupçonné d’avoir tué Franco Lollobrigida, l’homme que la justice avait un temps désigné comme responsable de la mort de son fils Giuliano. Tout est parti d’un différend financier minuscule, une dette de 25 euros, devenu en cinq ans un drame judiciaire et familial.
Au-delà du fait divers, ce dossier met en lumière une réalité que connaissent bien les proches de victimes : le coût humain, mais aussi financier, d’une procédure qui s’étire pendant des années. Frais d’avocat, expertises, déplacements, arrêts de travail, suivi psychologique : un deuil violent s’accompagne souvent d’une charge matérielle lourde. En France, des outils existent pour l’alléger. L’assurance protection juridique peut prendre en charge une partie des honoraires, la mutuelle santé peut intervenir sur certains soins, et la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI) peut verser une indemnisation dans certains cas. Ces mécanismes ne remplacent ni la justice ni le travail de deuil, mais ils comptent quand une famille doit tenir sur la durée.
L’origine du drame invite aussi à une réflexion plus quotidienne. Une dette de 25 euros peut sembler dérisoire, et pourtant les litiges d’argent, même modestes, dégénèrent parfois quand ils ne sont pas réglés calmement. Qu’il s’agisse d’un prêt entre proches, d’un crédit à la consommation ou d’un impayé, le recouvrement amiable, la médiation ou l’intervention d’un commissaire de justice existent précisément pour éviter l’escalade.
Dans cet article, nous reprenons les faits tels qu’ils ont été rapportés : la dette initiale, l’agression, le coma de Giuliano, les rebondissements judiciaires, puis le geste de son père. Nous examinons les réactions que l’affaire a suscitées et les enseignements qu’elle offre sur l’accompagnement des familles, sans prendre parti et en rappelant que la procédure visant Guglielmo Palozzi ne fait que commencer.
Rocca di Papa : ce que l’on sait des faits
Un tir à proximité d’un parc public
Selon les éléments rapportés, le drame s’est produit près de la sortie d’un parc public de Rocca di Papa. Guglielmo Palozzi connaissait les habitudes de Franco Lollobrigida et l’aurait attendu à cet endroit.
Les deux hommes auraient d’abord échangé quelques mots. Guglielmo Palozzi a ensuite sorti un revolver et fait feu. Le projectile a atteint Franco Lollobrigida dans le dos et touché son cœur.
Une victime déjà morte à l’arrivée des secours
Les secours ont été alertés rapidement, mais ils n’ont pas pu sauver Franco Lollobrigida, qui avait déjà succombé à ses blessures à leur arrivée.
Un homme qui ne cherche pas à fuir
Guglielmo Palozzi n’a pas pris la fuite. Il a abandonné son arme à proximité, est resté sur place et a attendu les forces de l’ordre, qui l’ont interpellé.
Aux origines : une dette de 25 euros et une agression fatale
Un conflit d’argent dérisoire
L’histoire commence cinq ans plus tôt. Giuliano Palozzi, alors âgé de 34 ans, est violemment agressé. Le conflit a pour point de départ une dette de seulement 25 euros.
Cinq mois de coma
Après cette agression, Giuliano tombe dans le coma, un état dans lequel il reste pendant cinq mois. Il succombe finalement à ses blessures en juin 2020. Pour son père commence alors un long combat judiciaire.





