Corinne Masiero en colère : “Si le RN arrive au pouvoir, je serai peut-être forcée de…“

Un message aux femmes et aux minorités
Dans un langage cru et sans détour, fidèle à son style, Corinne Masiero s’adresse également directement aux femmes, qu’elle exhorte à se mobiliser face à ce qu’elle considère comme une menace directe à leurs droits fondamentaux.
“Vous êtes une gonzesse ? Vous ne voulez pas aller voter ? Allez voter putain ! On est des meufs. On va s’en prendre plein la gueule… Interdiction de l’IVG et compagnie…”
Par cette phrase percutante, elle met en garde contre le risque de régressions sociales et juridiques, notamment en matière de droits des femmes, si l’extrême droite venait à gouverner. Elle rappelle que certains droits, durement acquis au fil des décennies, ne sont jamais définitivement garantis, et qu’ils peuvent être remis en question à tout moment.
Elle élargit ensuite son discours à d’autres minorités, notamment les personnes LGBTQ+, pour lesquelles elle craint une recrudescence de discriminations et de violences, particulièrement dans les zones rurales.
“Je vis à Roubaix, mais j’ai aussi une maison dans un petit village du Pas-de-Calais, près de Boulogne. Quand je vois des couples homosexuels s’installer à la campagne, je me demande comment ils vont vivre ça si le RN passe. Ça me fout la gerbe, mais ça me donne aussi la niaque.”
Pour une politique de rupture : “Il faut voter contre, mais aussi pour”
Au-delà du rejet de l’extrême droite, Corinne Masiero appelle à une adhésion positive à un projet de société alternatif, représenté selon elle par le Nouveau Front Populaire. Cette alliance de gauche, qui regroupe plusieurs partis (LFI, PS, EELV, PCF et d’autres forces progressistes), est à ses yeux la seule capable de proposer une vision solidaire, écologique et démocratique de l’avenir.
“Il faut voter contre, mais il faut aussi voter pour ! En plus, on a les moyens, les gars, les filles, les non-binaires, on a les moyens de construire un truc nouveau.”
Elle insiste sur la nécessité de ne pas sombrer dans le fatalisme ou l’abstentionnisme. Pour elle, chaque voix compte, et l’espoir est toujours possible. Son discours est à la fois alarmant et porteur d’énergie. Elle encourage la jeunesse, les précaires, les invisibles à se mobiliser, à prendre part au débat public, à construire activement un avenir différent.
“On va voter Nouveau Front Populaire. On ne réfléchit pas. On y va. Point barre !”
Une voix libre dans un paysage souvent policé
Dans un monde médiatique souvent aseptisé, où les figures publiques hésitent à s’engager par peur des polémiques, Corinne Masiero fait figure d’exception. Elle assume tout : son langage fleuri, ses colères, son militantisme. Certains la critiquent, d’autres l’admirent, mais elle ne laisse personne indifférent.
Son intervention sur Mediapart n’est pas qu’un coup de gueule de plus. Elle est le reflet d’un ras-le-bol généralisé face à la montée des idées extrêmes, à la banalisation de discours discriminatoires, et à la perte de confiance dans les institutions. Elle incarne cette colère populaire que l’on retrouve aujourd’hui chez de nombreux citoyens, de plus en plus nombreux à rejeter les partis traditionnels et à rechercher des formes de représentation plus authentiques.
Une prise de parole nécessaire
En ces temps d’incertitude politique, la parole de personnalités comme Corinne Masiero joue un rôle crucial. Elle ne cherche pas à séduire un électorat, mais à réveiller les consciences. Son intervention est un appel vibrant, un cri du cœur pour défendre la démocratie, l’égalité, la justice sociale, et les libertés fondamentales.
À l’approche du scrutin, son message résonne avec force : “Ne laissons pas les autres décider à notre place. Votons. Agissons. Résistons.”



