De fortes chutes de neige, jusqu’à -23° à Troyes, et le trafic SNCF totalement paralysé : ce mois de janvier que les Français ne sont pas prêts d’oublier
Un mois de Janvier historiquement froid 😱🥶

Des Records de Température Qui Défient L’Entendement
Des Relevés Historiques Dans Toute La France
Dans le département de l’Aube, la situation devient rapidement critique au milieu du mois de janvier, atteignant des niveaux d’urgence sanitaire. Le 17 janvier 1985, le thermomètre affiche une valeur absolument impensable pour le climat tempéré français : -23°C à Troyes, un record qui tient toujours aujourd’hui et qui témoigne de l’intensité exceptionnelle de cet événement climatique.
Mais ce record météorologique n’était malheureusement pas un cas isolé dans l’Hexagone. Voici quelques relevés de température qui donnent encore le frisson aujourd’hui et qui illustrent l’ampleur nationale de cette catastrophe climatique :
Clermont-Ferrand : -25,2°C, transformant la capitale auvergnate en une ville glacée Luxeuil : -24,5°C, paralysant complètement cette commune de Haute-Saône Toulouse : -18,6°C, un record pour la ville rose habituée à la douceur méditerranéenne Paris (Montsouris) : -13,9°C, et jusqu’à -18°C dans certaines zones de banlieue parisienne
Ces températures extrêmes ont eu des conséquences dévastatrices sur l’ensemble du territoire national, affectant tous les aspects de la vie quotidienne.
Les Conséquences Catastrophiques Sur Les Infrastructures
Le sol français a gelé sur une épaisseur impressionnante de 60 centimètres, une profondeur jamais enregistrée auparavant dans les annales météorologiques nationales. Cette gelée profonde et durable a eu des répercussions catastrophiques sur les infrastructures souterraines, particulièrement les systèmes de distribution d’eau potable.
Les canalisations d’eau explosaient littéralement par milliers dans les maisons, les immeubles et les bâtiments publics, provoquant des dégâts des eaux massifs et généralisés. L’eau gelée, en se dilatant à l’intérieur des tuyauteries, exerçait une pression telle que même les canalisations récentes ne résistaient pas. Les propriétaires découvraient, impuissants, leurs sous-sols inondés, leurs murs humides et leurs installations sanitaires complètement hors service.
Cet événement catastrophique a d’ailleurs marqué profondément l’histoire de l’assurance habitation en France avec un nombre absolument record de sinistres déclarés durant cette période. Les compagnies d’assurance ont dû faire face à une vague sans précédent de réclamations, entraînant une révision complète de leurs politiques de couverture pour les risques liés au gel et aux conditions climatiques extrêmes.
Cette crise a également révélé l’importance vitale d’une assurance multirisque habitation complète, couvrant non seulement les dégâts des eaux standards mais aussi les risques climatiques exceptionnels. De nombreux propriétaires ont découvert trop tard que leur police d’assurance ne couvrait pas suffisamment ce type de sinistre.
Mais le froid polaire n’était que la moitié du problème auquel la France devait faire face.
La Paralysie Totale Des Transports Ferroviaires
Le Réseau SNCF Face À L’Impossible
Pour les usagers du train et les voyageurs réguliers, ce mois de janvier 1985 est devenu un véritable cauchemar logistique sans précédent dans l’histoire des transports français. Le réseau SNCF, pourtant réputé pour sa fiabilité et sa robustesse technique, a fini par capituler complètement face à l’intensité prolongée du gel et aux conditions climatiques extrêmes.
Le froid était si intense et pénétrant que le métal des rails ferroviaires devenait cassant et fragile, obligeant les trains encore en circulation à rouler à vitesse extrêmement réduite pour éviter les déraillements. Cette mesure de sécurité indispensable a entraîné des retards considérables et une désorganisation complète du trafic ferroviaire national.
Les aiguillages étaient littéralement soudés par la glace et le givre, malgré les chaufferettes électriques poussées au maximum de leur capacité. Les équipes techniques de la SNCF travaillaient jour et nuit dans des conditions épouvantables pour tenter de maintenir un minimum de service, mais la bataille contre les éléments naturels semblait perdue d’avance.



