Genas : Un Septuagénaire Tire sur un Cambrioleur et Reçoit Plus de 22 000 Signatures de Soutien
Qui soutient le propriétaire de 70 ans qui a neutralisé le cambrioleur qui s’est introduit chez lui ?

Une mobilisation populaire sans précédent
La pétition lancée par sa famille
Alors même que le propriétaire était encore en garde à vue, son épouse et ses deux filles ont pris l’initiative de créer une pétition en ligne sur la plateforme Change.org. Cette démarche, née d’un élan de désespoir et de conviction que leur proche avait agi dans la seule logique de l’instinct de survie, a déclenché une réponse populaire d’une ampleur considérable.
En l’espace de quelques jours seulement, la pétition a franchi le cap des 22 000 signatures, ce mercredi 11 février 2026. Ce chiffre, remarquable pour une affaire locale, témoigne de la résonance nationale d’une situation qui touche à des craintes universellement partagées. Les commentaires laissés par les signataires révèlent l’identification immédiate et profonde que ce drame a suscitée dans l’opinion publique.
“Courage à ce monsieur qui a défendu le fruit de son travail”, écrit l’un d’eux, résumant en une phrase la dimension patrimoniale de l’enjeu. Un autre signataire apporte son “soutien total à ce monsieur qui a pu avoir peur au milieu de la nuit”, avant d’ajouter que “ça aurait pu être nous-même à sa place”. Cette dernière formulation est peut-être la plus révélatrice : des milliers de Français se sont projetés dans la situation du septuagénaire de Genas et ont conclu que leur réaction aurait pu être identique.
Le soutien du maire de Genas
Parmi les voix qui se sont élevées en faveur du septuagénaire, celle de Daniel Valéro, maire divers droite de la commune, a eu un poids particulier. Élu local connaissant personnellement l’homme mis en cause, il a choisi de relayer publiquement la pétition sur son compte Facebook et d’affirmer sa solidarité, tout en maintenant un équilibre de ton que sa fonction lui imposait.
Dans ses déclarations, le maire a exprimé avec nuance la complexité de la situation. Il a d’abord rappelé la réalité irréductible de la tragédie : “Il y a un jeune de 19 ans qui est décédé et ça, personne ne le souhaite.” Cette reconnaissance de la dimension humaine du drame, aussi douloureux soit-il pour toutes les parties, illustrait la responsabilité d’un élu refusant la facilité des positions tranchées.
Mais Daniel Valéro a également posé la question centrale que se posaient des milliers de Français : “Est-ce qu’on peut se mettre à la place de celui qui a subi l’invasion ? Ce n’est pas neutre qu’à deux heures, trois heures du matin, on enlève des tuiles et on passe par le toit.” Cette interrogation, formulée par un représentant officiel de la République, donnait une légitimité supplémentaire au sentiment d’incompréhension ressenti par une large partie de l’opinion.
Le contexte local : une vague de cambriolages préoccupante
Le maire de Genas a apporté un élément de contexte déterminant pour comprendre l’état d’esprit dans lequel se trouvait la population locale au moment des faits. La commune et ses environs connaissaient depuis plusieurs semaines une recrudescence notable des cambriolages, créant un climat d’anxiété généralisée parmi les habitants. “On est dans une vague de cambriolage”, a confirmé Daniel Valéro, précisant sa conviction que le septuagénaire n’avait certainement pas prémédité son geste : “Je ne pense pas que ce monsieur, dans la nuit de dimanche à lundi, il s’est dit qu’il allait tirer sur quelqu’un.”
Cette précision contextuelle est essentielle pour appréhender l’affaire dans toute sa complexité. Un homme âgé, vivant dans un secteur fragilisé par une série de cambriolages récents, réveillé en plein cœur de la nuit par une intrusion manifestement déterminée par son mode opératoire, était objectivement dans un état de stress et de terreur extrêmes. Ces éléments ne peuvent pas être écartés lors de l’évaluation judiciaire des faits.



