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Incendie meurtrier à Crans-Montana : un drame annoncé dans un bar de la station de ski suisse

Réveillé après plus de 6 mois dans le coma, ce qu’il a révélé a sidéré les enquêteurs 😱 😳 👇Voir plus

Un danger identifié depuis plusieurs années

Ce qui rend cette tragédie d’autant plus bouleversante, c’est qu’elle aurait pu être évitée. Plusieurs témoignages et documents tendent à démontrer que le risque d’incendie lié à la proximité entre les feux de Bengale et la mousse acoustique du plafond était connu de longue date au sein de l’établissement, sans que des mesures correctives suffisantes n’aient jamais été prises.

Une vidéo qui ravive les soupçons de négligence

Une vidéo amateur, filmée par une cliente du bar lors d’un précédent réveillon, a refait surface dans le cadre de l’enquête menée par les autorités suisses. Les images montrent des clients célébrant le passage à la nouvelle année avec des bouteilles d’alcool accompagnées de fontaines pyrotechniques, dangereusement proches du matériau isolant fixé au plafond. Un membre du personnel, visiblement préoccupé par la situation, avait alors tenté d’alerter la foule sur le danger imminent que représentait ce mélange explosif entre flammes et mousse inflammable. Ce témoignage visuel, repris par plusieurs médias suisses, démontre que le risque d’incendie n’était absolument pas une découverte pour l’équipe du bar, mais bien une menace identifiée et pourtant tolérée année après année.

Des messages compromettants au cœur de l’instruction pénale

L’enquête judiciaire, confiée au Ministère public valaisan, s’est rapidement orientée vers la responsabilité des gérants de l’établissement. Dès le 2 janvier 2026, une instruction pénale a été ouverte contre les deux gérants français du bar, prévenus d’homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence. Le code pénal suisse prévoit, pour ce type d’infractions, une peine maximale de trois ans de prison et/ou une amende pécuniaire.

Les révélations se sont poursuivies dans les mois suivant la catastrophe. Des messages échangés par l’un des gérants, évoquant une mousse inconnue, sont ainsi devenus un élément central de l’enquête sur l’incendie meurtrier. Plus tard, la révélation d’échanges entre les deux propriétaires a montré, selon les avocats des victimes, qu’ils connaissaient parfaitement le risque d’incendie qui pesait sur leur établissement. Ces éléments alimentent la thèse d’une négligence consciente plutôt que d’un simple accident imprévisible, un point crucial pour la qualification pénale des faits et pour les familles de victimes en quête de vérité et de justice.

Des manquements aux normes de sécurité depuis 2015

Au-delà de la seule responsabilité des gérants, c’est l’ensemble de la chaîne de contrôle et de prévention des risques d’incendie qui se trouve aujourd’hui questionnée par la justice et l’opinion publique.

La transformation du sous-sol en club nocturne

Le bar Le Constellation a connu une transformation majeure en 2015, lorsque l’établissement a été acquis et remodelé par Jacques et Jessica Moretti, le couple de gérants français aujourd’hui mis en cause. C’est à cette occasion que le sous-sol a été réaménagé pour accueillir un véritable club nocturne, doté notamment d’un espace chicha et fumeurs, ainsi que d’écrans de télévision pour la diffusion d’événements sportifs. Or, dès cette période, des doutes auraient été exprimés concernant la conformité de ces travaux d’aménagement aux normes de sécurité incendie en vigueur, sans qu’aucune mise en conformité formelle n’ait jamais été véritablement actée.

L’établissement, qui pouvait accueillir un nombre important de clients, présentait par ailleurs des écarts significatifs entre sa capacité affichée et les limites réglementaires officielles. Selon son propre site internet, le bar pouvait accueillir 300 personnes à l’intérieur et 40 en terrasse, alors que les rapports rendus publics par la commune de Crans-Montana fixaient les limites de capacité à 100 personnes pour le sous-sol et 100 personnes pour le rez-de-chaussée. Un tel dépassement de capacité, combiné à la présence de matériaux inflammables, constituait un facteur de risque supplémentaire en cas de panique et d’évacuation d’urgence.

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