Nahel : sa mère s’exprime un an après et crée la controverse avec un appel direct aux Français “une demande étrange!“

Mardi 27 juin 2023, Nahel a été tué par balle lors d’un contrôle routier qui a dégénéré à Nanterre. Dimanche 22 octobre 2023, dans l’émission Sept à Huit, Mounia, la maman de l’adolescent, a révélé recevoir des menaces de mort.
Mort de Nahel : le drame d’un adolescent, les larmes d’une mère, les hommages d’un quartier meurtri
Le 27 juin 2023 restera gravé dans les mémoires comme l’un de ces jours où l’actualité se teinte de tragédie. Ce mardi-là, à Nanterre, une banlieue de l’ouest parisien, Nahel, un adolescent de 17 ans, a été tué par balle lors d’un contrôle routier qui a rapidement dégénéré. Ce drame a provoqué une onde de choc à travers la France, suscitant émotion, indignation et débats sur les pratiques policières, les discriminations, et la fracture sociale qui divise certaines parties de la société française.
Quatre mois plus tard, le dimanche 22 octobre 2023, l’émission Sept à Huit diffusée sur TF1 a consacré un long reportage à cette affaire qui a bouleversé le pays. Dans cette séquence poignante, la mère de Nahel, Mounia, a brisé le silence face aux caméras pour raconter son calvaire. Avec une dignité bouleversante, elle a livré un témoignage marqué par une douleur indescriptible, mais aussi par une force impressionnante. À travers ses mots, ce sont ceux d’une mère endeuillée, d’une femme confrontée à l’injustice, au racisme et à la haine, qui ont été entendus par des millions de téléspectateurs.
Un contrôle routier qui vire au drame
Ce jour de juin, Nahel se trouvait au volant d’une voiture lorsqu’il a été intercepté par une patrouille de police. Le contrôle, qui aurait dû être banal, a rapidement dégénéré. Les circonstances exactes restent au cœur d’une enquête judiciaire, mais une chose est certaine : l’adolescent a été abattu par un tir policier, une balle qui a mis fin à sa jeune vie et déclenché un tumulte national. Depuis, la douleur ne quitte pas la famille, ni ceux qui l’ont connu. L’image d’un jeune homme plein de rêves, passionné de moto, projetant d’ouvrir un garage et d’obtenir son permis, s’est transformée en symbole. Symbole d’une jeunesse parfois ignorée, stigmatisée, et aujourd’hui endeuillée.
La douleur d’une mère confrontée à la haine
Face aux caméras de Sept à Huit, Mounia, la mère de Nahel, a accepté de revenir sur cette tragédie. Le reportage débute dans un lieu qui fut cher à son fils : un terrain de jeu où l’adolescent passait du temps avec ses amis. Sur un mur, un dessin représentant le visage de Nahel a été réalisé en hommage par les jeunes du quartier. Mais ce lieu de mémoire a été souillé par des inscriptions haineuses : “C’était un voyou, petit con”, peut-on y lire, en lettres crues.
« J’ai vu ce qu’ils ont écrit… voilà ce que je reçois », lâche Mounia, la voix brisée par l’émotion. Ce n’est pas seulement sur les murs que la haine s’exprime. Dans les jours et semaines qui ont suivi le drame, elle a reçu des lettres anonymes d’une violence inouïe. Elle les lit face à la caméra : « Grosse salope, sale Arabe, un Arabe de moins, on ira pisser sur sa tombe, à ton tour. » Ces mots, elle les a lus, relus, encaissés. Mais elle refuse de se laisser briser. « J’ai eu pire, le décès de mon fils. C’est la pire des choses », confie-t-elle, la gorge nouée.
Ces menaces, ces insultes racistes et abjectes, elle les considère comme une épreuve de plus, mais secondaire face à l’immense vide laissé par la mort de Nahel. Pour elle, la douleur de perdre un enfant dépasse de loin l’acharnement de ceux qui la déshumanisent. « Rien ne pourra me faire plus de mal que ce que j’ai vécu ce jour-là. »



