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Nahel : sa mère s’exprime un an après et crée la controverse avec un appel direct aux Français “une demande étrange!“

Nahel, un adolescent plein de vie et de projets

Le reportage donne également la parole à ceux qui connaissaient Nahel intimement, ses amis, ses “frères de cœur”, qui ont grandi avec lui. Ali, surnommé “Tonton” par l’adolescent, a été l’un des premiers à témoigner. Il se souvient avec émotion des derniers instants passés avec son ami, quelques heures à peine avant le drame. La voix tremblante, il évoque un adolescent attachant, généreux, toujours prêt à rendre service.

« Il ne disait jamais non. Toujours oui », raconte Ali. Ce jeune homme décrit Nahel comme le “petit frère de tout le monde”, un gamin souriant, toujours entouré, très sociable, à l’écoute des autres. Un autre ami, dont l’identité n’a pas été dévoilée, partage également des souvenirs et montre des images inédites de Nahel, des photos et vidéos tournées au fil des années : à la piscine, en train de plaisanter, entouré de ceux qui l’aimaient.

Nahel, c’était aussi un garçon animé par une passion dévorante : la moto. « Il aimait trop ça », témoigne Ali, en évoquant la fierté de son ami quand il parlait de ses projets futurs. Il voulait ouvrir un garage, vivre de sa passion, devenir indépendant. Il avait prévu de passer son permis dès qu’il atteindrait la majorité. Des rêves simples, honnêtes, aujourd’hui brisés par une balle.

Une jeunesse qui pleure l’un des siens

Dans les rues de Nanterre, là où Nahel a grandi, la douleur reste vive. Les hommages, les tags, les rassemblements silencieux et les marches blanches sont venus rappeler à tous que derrière l’actualité brûlante, il y avait un être humain, une mère en deuil, des amis anéantis. Pour beaucoup de jeunes du quartier, Nahel incarnait l’un des leurs, un gamin sans histoire, comme tant d’autres, parti trop tôt, trop violemment.

Cette affaire a également ravivé de profondes tensions dans les quartiers populaires. Pour certains, elle illustre un sentiment d’injustice, de deux poids deux mesures, de discriminations systémiques. Des voix se sont élevées pour dénoncer les contrôles au faciès, les violences policières, mais aussi pour appeler au dialogue et à la réconciliation.

La dignité face à l’épreuve

Malgré la douleur, malgré les menaces, malgré les tentatives de diffamation, Mounia reste debout. Elle continue de réclamer justice pour son fils, de porter sa mémoire avec dignité. « Nahel n’était pas un voyou », répète-t-elle inlassablement, comme pour lutter contre cette image que certains veulent imposer.

Son témoignage dans Sept à Huit est un cri du cœur, un appel à l’empathie, mais aussi à la vérité. Ce n’est pas seulement une mère qui parle, c’est une citoyenne française, meurtrie mais debout, déterminée à ce que la lumière soit faite sur les circonstances exactes de la mort de son fils. « Je veux que justice soit rendue. Pas plus, pas moins. »

Un appel au respect et à la mémoire

Le cas de Nahel a bouleversé bien au-delà des frontières de Nanterre. Dans plusieurs villes de France, des manifestations ont eu lieu pour lui rendre hommage. Des artistes ont dédié des œuvres à sa mémoire. Des voix dans le monde politique, associatif et culturel ont exprimé leur solidarité avec sa famille. Mais au-delà des débats politiques, c’est d’abord une histoire humaine. Celle d’un jeune homme fauché en pleine adolescence, d’une mère détruite par la perte, d’un quartier en quête de réponses, et d’une société qui s’interroge.

Le témoignage de Mounia et de ceux qui ont aimé Nahel doit être entendu. Il ne s’agit pas d’en faire un symbole instrumentalisé, mais de reconnaître son humanité, son histoire, ses rêves, et la douleur immense de ceux qui restent.

 

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