Pourquoi les motards se font ce signe discret lorsqu’ils se croisent sur la route ?
Je ne savais pas, je dormirai moins bête 😱😨

Le Salut entre Motards : Le Code Secret que les Automobilistes ne Comprennent Pas
Sur nos routes françaises, un phénomène intrigant se produit quotidiennement sous les yeux des automobilistes : deux motards qui se croisent échangent systématiquement un geste discret, presque mystérieux. Pour les non-initiés, ce salut ressemble à une simple politesse entre usagers de la route. Pourtant, la réalité est bien plus profonde.
Ce geste codé, transmis fidèlement de génération en génération depuis plus de cinquante ans, recèle une signification que la majorité des conducteurs de voitures ignorent totalement. Pourquoi ces deux doigts pointés vers le bitume ? Quelle est cette tradition ancestrale qui unit la communauté des motards du monde entier ?
Un passionné de moto nous dévoile aujourd’hui les secrets de ce rituel sacré, véritable pilier de la culture motarde moderne.
Les Origines Historiques du Salut Motard : Une Légende des Années 70
Barry Sheene et la Naissance d’une Tradition
L’histoire fascinante de ce salut iconique remonte aux circuits de course automobile des années 1970. La légende la plus solidement ancrée dans la culture motarde attribue l’origine de ce geste au pilote britannique légendaire Barry Sheene, véritable icône du motocyclisme international.
Ce champion charismatique avait développé l’habitude remarquable de saluer les caméras de télévision et son public enthousiaste avec le célèbre “V” de la victoire après chacun de ses triomphes spectaculaires sur les circuits européens. Son style flamboyant et son talent exceptionnel ont marqué toute une génération de passionnés de moto sportive.
L’Essor de la Moto de Loisir et l’Entraide Nécessaire
Cette période représente un tournant majeur dans l’histoire de la moto en France. Les années 1970 ont vu exploser la popularité de la moto de loisir auprès du grand public. Les balades moto dominicales sont devenues un véritable phénomène de société, attirant des milliers de nouveaux adeptes du permis moto chaque année.
Cependant, les machines de cette époque étaient loin d’offrir la fiabilité remarquable des modèles actuels disponibles en concession moto. Les pannes mécaniques constituaient une hantise quotidienne pour tout motard s’aventurant sur les routes de campagne. Tomber en panne au milieu de nulle part, sans téléphone portable ni assistance routière efficace, représentait un risque réel et préoccupant.
La Transformation d’un Symbole de Victoire en Code d’Entraide
Face à cette vulnérabilité partagée, les motards ont intelligemment adopté le signe distinctif de Barry Sheene pour se reconnaître mutuellement sur la route. Ce qui était initialement un symbole de triomphe sportif s’est métamorphosé en un véritable code d’entraide et de solidarité communautaire.
Croiser un autre détenteur du permis moto sur une route isolée, c’était l’assurance précieuse de ne jamais rester seul face à un problème mécanique imprévu. Cette entraide spontanée entre motards est devenue le fondement d’une culture unique, encore vivace aujourd’hui malgré l’évolution technologique des motos modernes.
C’est ainsi que le “V” iconique est devenu le signe de reconnaissance universel entre initiés que nous connaissons aujourd’hui dans le monde entier.
La Symbolique Profonde : Bien Plus qu’un Simple Bonjour
Une Vulnérabilité Partagée sur la Route
Pourquoi ce geste apparemment anodin revêt-il une importance aussi capitale dans la communauté motarde ? La réponse réside dans la nature même de l’expérience motocycliste. Rouler à deux-roues constitue une aventure sensorielle intense, mais aussi une exposition permanente aux dangers de la circulation.
Contrairement aux conducteurs protégés dans leurs voitures modernes équipées de multiples airbags et de zones de déformation programmées, les motards n’ont aucune carrosserie protectrice. Ils affrontent directement les éléments naturels, les intempéries et les imprévus de la chaussée, vêtus simplement de leur équipement moto.
Cette vulnérabilité commune face aux risques de la route crée un lien invisible mais puissant entre tous les pratiquants du deux-roues motorisé.



