Procès historique du cyberharcèlement de Brigitte Macron : Analyse complète d’une affaire judiciaire sans précédent
“Je suis fatiguée de la France !” : Brigitte Macron provoque un scandale… 👇 👇 ✅… (La suite en 1er comm)

Dimension internationale : Quand l’affaire traverse l’Atlantique
Candace Owens et le mouvement MAGA
L’affaire a pris une dimension internationale particulièrement préoccupante lorsqu’elle a franchi l’Atlantique. En juillet dernier, le couple présidentiel français a initié des poursuites judiciaires aux États-Unis pour diffamation. Leur cible principale : Candace Owens, influenceuse podcasteuse d’extrême droite américaine, connue pour ses positions controversées.
Cette personnalité médiatique a produit une série de vidéos intitulée “Becoming Brigitte” (“Devenir Brigitte”), qui a connu un succès viral auprès des partisans du mouvement MAGA (“Make America Great Again”). Ces contenus audiovisuels ont été massivement partagés et commentés par les soutiens de ce mouvement politique américain, contribuant à internationaliser une rumeur qui était jusqu’alors principalement confinée aux cercles complotistes francophones.
Le rôle des prévenus français dans la diffusion internationale
Plusieurs des dix prévenus français comparaissant à Paris sont accusés d’avoir activement relayé les publications de Candace Owens, créant ainsi un pont entre les théories complotistes françaises et américaines. Cette collaboration transatlantique, même informelle, a considérablement amplifié la portée de la campagne de désinformation.
Un message particulièrement inquiétant, cité dans le dossier d’instruction, évoquait la mobilisation de “2 000 personnes prêtes à aller faire du porte-à-porte à Amiens pour y voir clair dans l’affaire Brigitte”. Ce message mentionnait également la participation potentielle de blogueurs américains, illustrant l’ambition internationale de cette campagne de harcèlement.
La bataille juridique aux États-Unis
Tentative de résolution amiable
En décembre 2024, le couple présidentiel français a tenté une approche diplomatique. Par l’intermédiaire de leur avocat américain, Maître Tom Clare, juriste réputé spécialisé dans les affaires de diffamation, Emmanuel et Brigitte Macron ont adressé un courrier officiel à Candace Owens. Cette correspondance exigeait le retrait immédiat de toutes les vidéos diffamatoires concernant la Première dame française.
Contrairement à l’effet escompté, cette démarche légale a produit l’effet inverse. Loin d’intimider l’influenceuse américaine, cette mise en demeure l’a encouragée à intensifier son activité, multipliant les publications et renforçant sa rhétorique contre le couple présidentiel français.
Dépôt de plainte formelle et dossier substantiel
Face à cette escalade, Emmanuel et Brigitte Macron ont franchi une étape supplémentaire le 23 juillet dernier en déposant une plainte formelle aux États-Unis. Le dossier juridique constitué pour cette action en justice comptabilise pas moins de 250 pages, témoignant de la minutie et de l’ampleur des recherches menées par l’équipe juridique du couple présidentiel.
Selon les révélations du quotidien Le Monde, ce volumineux document contient une information particulièrement significative : lors d’une rencontre bilatérale en février dernier à Washington, le président Emmanuel Macron aurait directement sollicité Donald Trump, demandant au président américain d’intervenir auprès de Candace Owens pour modérer ses attaques contre son épouse.
Enjeux juridiques et implications sociétales
Cyberharcèlement sexiste : Définition et sanctions
Le cyberharcèlement sexiste, chef d’accusation principal retenu contre les dix prévenus, constitue une infraction grave dans le droit français. Cette qualification juridique reconnaît la dimension genrée des attaques en ligne, particulièrement lorsqu’elles ciblent l’identité de genre, la sexualité ou d’autres caractéristiques liées au genre de la victime.
Les sanctions prévues par le Code pénal français pour ce type d’infractions peuvent être particulièrement sévères, notamment lorsque le harcèlement est orchestré en groupe et qu’il cause un préjudice psychologique significatif à la victime. Ce procès pourrait établir une jurisprudence importante dans la lutte contre les violences numériques à caractère sexiste.



