Triste mardi : la surveillante tuée à Nogent n’avait pas de…

Drame à Nogent : Mélanie, 31 ans, tuée à l’arme blanche devant son établissement par un ancien élève
La ville de Nogent, paisible commune de Haute-Marne de moins de 2 000 habitants, a été plongée dans la stupeur et l’effroi ce vendredi 7 juin 2024. Aux abords du collège-lycée Françoise-Dolto, en plein cœur de l’après-midi, un événement d’une violence inouïe s’est produit : Mélanie, une surveillante scolaire âgée de 31 ans, a été attaquée au couteau par un ancien élève de l’établissement, âgé de seulement 15 ans. Malgré une intervention rapide des secours et son transfert d’urgence à l’hôpital, la jeune femme n’a pas survécu à ses blessures. L’agression, brutale et incompréhensible, a choqué profondément la communauté locale et la nation tout entière.
Une attaque soudaine et imprévisible
Le drame s’est déroulé en quelques minutes, devant les yeux ébahis de plusieurs témoins, dont des élèves. Selon les premières informations, Mélanie se trouvait devant l’établissement, comme elle le faisait régulièrement, lorsqu’un adolescent, connu pour avoir été scolarisé dans le collège-lycée, s’est approché d’elle. Une élève présente au moment des faits a témoigné auprès de BFMTV : « On voyait l’élève faire des allers-retours, comme s’il hésitait. Puis, quand la plupart des élèves sont entrés, il a sorti un couteau et s’est précipité sur la surveillante. » L’attaque a été foudroyante. Touchée à plusieurs reprises, Mélanie s’est effondrée. Les secours, rapidement alertés, sont intervenus sur place et ont transporté la victime en urgence vers l’hôpital. Mais les blessures étaient trop graves, et elle est décédée quelques heures plus tard.
Le jeune agresseur a été interpellé peu après l’attaque. Il n’a pas opposé de résistance et a été placé en garde à vue dans la foulée. Son identité n’a pas été dévoilée, mais les premiers éléments d’enquête révèlent qu’il avait été élève dans cet établissement avant d’en être exclu temporairement à deux reprises pour des incidents mineurs en classe.
Un profil déroutant : un adolescent sans antécédents judiciaires
L’annonce de cette agression a immédiatement suscité des questions sur le profil du jeune suspect. La ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, a rapidement réagi en livrant quelques précisions : l’adolescent n’était pas connu des services de police, n’avait aucun antécédent judiciaire ou psychiatrique, et provenait d’un foyer apparemment stable, avec deux parents travaillant.
Plus surprenant encore, ce jeune avait été nommé « ambassadeur contre le harcèlement scolaire » au sein même de son établissement, un rôle symbolique destiné à valoriser les élèves responsables et bienveillants. Cette désignation, aujourd’hui tragiquement ironique, montre à quel point le geste a été imprévisible, même pour ceux qui le connaissaient.
Élisabeth Borne a précisé qu’il avait été exclu temporairement à deux reprises en début d’année scolaire pour des perturbations en classe, mais rien ne laissait présager un passage à l’acte violent de cette nature. Aucun élément à ce stade ne permet de parler d’un acte à connotation terroriste. L’enquête s’oriente donc vers un geste isolé, motivé par des raisons personnelles encore obscures.
Mélanie, une figure bienveillante du collège
Derrière les faits, c’est le destin tragique d’une jeune femme investie qui bouleverse la communauté éducative. Mélanie, âgée de 31 ans, était assistante d’éducation depuis plusieurs années. Ancienne coiffeuse, elle avait choisi de se reconvertir dans l’accompagnement scolaire, par vocation. Selon plusieurs enseignants et élèves, elle était appréciée pour sa gentillesse, sa disponibilité et sa patience avec les adolescents.
« Elle voulait juste nous aider. Elle était là pour nous, toujours souriante, toujours à l’écoute », confie une collégienne bouleversée. Une collègue ajoute : « Mélanie n’était pas une surveillante stricte, c’était quelqu’un de profondément humain, très proche des élèves. »



