Elle a quitté Madrid pour un village de 9 habitants : le pari fou de Lucía en Galice
À 27 ans, elle vit avec presque rien… et son budget courses est hallucinant 😳

Le bruit incessant des klaxons, les rames de métro bondées, les journées qui s’enchaînent sans vraiment se distinguer les unes des autres : pour des milliers de citadins espagnols, ce quotidien fini par devenir invivable. La pression monte, s’accumule, jusqu’au jour où quelque chose craque. Et quand ce jour arrive, beaucoup se tournent vers une même échappatoire : la campagne, ses grands espaces et son silence retrouvé.
C’est exactement le chemin qu’a emprunté Lucía. À 27 ans, cette jeune femme originaire de Madrid a tourné le dos à l’agitation de la capitale espagnole pour s’installer dans un hameau perdu de Galice, dans le nord-ouest du pays. Un choix radical, presque impensable pour beaucoup : le village où elle vit aujourd’hui ne compte que neuf âmes, elle y comprise.
Loin d’être une anecdote isolée, son histoire illustre un phénomène bien réel et documenté : la désertification rurale qui frappe l’Espagne depuis des décennies. Le pays recense aujourd’hui près de 3 000 villages totalement désertés, vidés de leurs habitants au fil des vagues successives d’exode vers les grandes métropoles. Face à ce constat, un mouvement inverse commence pourtant à prendre forme : celui de jeunes urbains qui choisissent, à contre-courant, de repeupler ces territoires oubliés.
Un village de neuf habitants, un projet de vie assumé
Lucía n’a pas atterri en Galice par hasard, ni sur un simple coup de tête après une mauvaise journée. Son installation répond à un projet mûrement réfléchi, construit autour d’une idée forte : se rapprocher au maximum de l’autosuffisance. Concrètement, cela s’est traduit par l’acquisition d’une bâtisse centenaire, à l’abandon depuis des années, qu’elle a entrepris de restaurer de ses propres mains.
Un chantier de cette ampleur ne se finance pas tout seul. Pour couvrir les travaux, la jeune femme a puisé dans ses économies personnelles, notamment une partie des allocations chômage qu’elle avait mises de côté avant son départ de Madrid. Elle a également déposé une demande d’aide à l’installation en zone rurale, un dispositif qui, s’il lui est accordé, doit lui permettre de financer l’achat de vaches et de développer un petit élevage sur son terrain.
Cette question du financement n’est pas anecdotique. Elle rappelle à quel point un projet de vie à la campagne, aussi séduisant soit-il sur le papier, nécessite une véritable stratégie budgétaire : mobiliser une épargne existante, solliciter des dispositifs d’aide publique, anticiper les investissements de départ avant d’espérer, un jour, atteindre une forme d’autonomie financière et alimentaire.
Comment Lucía a réduit ses dépenses à l’essentiel
Ce qui frappe le plus dans le témoignage de Lucía, c’est la sobriété radicale de son mode de vie. Dans une vidéo publiée sur YouTube, elle détaille elle-même son budget mensuel, et les chiffres ont de quoi surprendre.
« Ce qui me coûte le plus cher chaque mois, ce sont mes animaux, environ 150 euros », confie-t-elle. Vient ensuite le poste alimentation, qui reste dérisoire comparé aux standards urbains : « Pour moi, les courses du mois s’élèvent à environ 50 euros. Avec le potager et la cueillette, je dépense très peu. »
Un total qui tourne donc autour de 200 euros mensuels pour l’essentiel de ses besoins, une somme sans commune mesure avec le coût de la vie dans une grande ville comme Madrid, où le seul loyer d’un studio dépasse largement ce montant.





