Décès d’Éric Roy : l’entraîneur du Stade Brestois s’éteint à 58 ans après un long combat contre le cancer du pancréas
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Le cancer du pancréas : une maladie aux enjeux de santé publique majeurs
Le combat mené par Éric Roy met en lumière une pathologie encore trop méconnue du grand public. Le cancer du pancréas se distingue par la discrétion de ses premiers symptômes, ce qui explique qu’il soit fréquemment diagnostiqué à un stade déjà avancé. Cette particularité en fait l’un des cancers pour lesquels la recherche médicale concentre des efforts importants, tant sur le plan du dépistage précoce que sur celui des traitements innovants.
Pour les patients comme pour leurs familles, l’annonce d’un tel diagnostic bouleverse à la fois le quotidien et l’organisation matérielle du foyer. Les protocoles de soins, souvent longs et associant chirurgie, chimiothérapie et suivi régulier en milieu hospitalier, nécessitent une disponibilité importante et représentent un coût significatif, partiellement pris en charge par l’Assurance Maladie dans le cadre du dispositif des affections de longue durée. C’est dans ce contexte que la question d’une complémentaire santé bien choisie, ou encore d’une prévoyance permettant de sécuriser les revenus du foyer en cas d’arrêt de travail prolongé, prend une dimension très concrète pour de nombreuses familles confrontées à la maladie.
Le parcours d’Éric Roy, qui a continué à exercer ses fonctions d’entraîneur de haut niveau tout au long de sa maladie, témoigne aussi de la diversité des façons de vivre avec un cancer aujourd’hui : certains patients choisissent de maintenir une activité professionnelle intense, d’autres adaptent leur rythme de vie, mais tous doivent composer avec une réalité médicale qui s’impose au quotidien.
Un père récemment endeuillé : la disparition de Serge Roy
Le destin d’Éric Roy est aussi indissociable de celui de son père, Serge Roy, lui-même ancien footballeur de haut niveau ayant marqué l’histoire de l’AS Monaco. L’attaquant avait notamment offert au club du Rocher ses tout premiers grands titres : la Coupe de France en 1960, puis le titre de Champion de France l’année suivante, des trophées fondateurs dans l’histoire du club monégasque.
Serge Roy est décédé le 26 décembre dernier, à l’âge de 93 ans. Son fils s’éteint donc quelques mois seulement après lui, ce qui ajoute une dimension particulièrement douloureuse à cette nouvelle disparition pour l’ensemble de la famille Roy, confrontée en quelques mois à deux deuils successifs au sein d’une même lignée marquée par le football.
Une figure qui aura traversé deux générations du football français
En refermant le chapitre de la vie d’Éric Roy, c’est toute une histoire familiale et sportive qui s’écrit en creux : celle d’un fils ayant grandi dans l’ombre d’un père déjà auréolé de titres, devenu à son tour une référence de son sport, d’abord comme joueur exemplaire au milieu de terrain, puis comme entraîneur capable de hisser un club modeste vers les sommets du football européen.
Son parcours rappelle que la performance sportive et les épreuves personnelles ne s’excluent pas toujours : on peut bâtir une saison historique tout en menant, en parallèle, un combat intime contre la maladie. C’est cette double dimension, professionnelle et humaine, que ses proches et l’ensemble du monde du football retiennent aujourd’hui de l’homme qu’était Éric Roy.





