Gard : la fillette de 3 ans portée disparue près d’Uzès retrouvée saine et sauve
La fillette retrouvée saine et sauve après de longues heures d'angoisse, elle était...Voir plus

Une disparition qui a mobilisé les gendarmes pendant plus de 24 heures
Le soulagement a succédé à l’inquiétude dans le Gard. Une fillette de 3 ans, disparue lundi 1er juin 2026 dans une commune proche d’Uzès, a été retrouvée saine et sauve le lendemain, mardi 2 juin, dans un département voisin. L’information a été confirmée par Midi Libre et Objectif Gard, qui avaient suivi l’évolution de cette affaire depuis son déclenchement.
Dès l’annonce de la disparition, une enquête pour « disparition inquiétante » avait été ouverte et confiée à la section de recherches de Nîmes, en co-saisine avec la brigade de recherche de Bagnols-sur-Cèze. Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs indiquaient que l’enfant était placée dans un foyer d’accueil situé à Uzès, et que ses parents seraient venus la récupérer sans disposer de l’autorisation nécessaire pour le faire.
Le fil des événements : de l’alerte à la découverte
C’est ce lundi 1er juin que l’alerte a été donnée, entraînant l’ouverture immédiate d’une enquête. Les gendarmes ont rapidement orienté leurs recherches vers les lieux susceptibles d’accueillir la famille, en s’appuyant notamment sur ses attaches connues dans le secteur.
Deux pistes ont particulièrement retenu l’attention des enquêteurs : la commune de Pont-Saint-Esprit, où la famille conserve des liens, ainsi qu’un logement situé dans un département limitrophe du Gard. C’est finalement dans ce second lieu que la fillette a été localisée et retrouvée, mardi 2 juin, en bonne santé.
Un dispositif de recherche conséquent déployé sur le terrain
Face à la gravité de la situation, les autorités n’ont pas relâché leurs efforts. Un hélicoptère de la gendarmerie a survolé la zone d’Uzès dès le lundi, dans le but de repérer d’éventuels indices depuis les airs. Au sol, un total de 47 militaires a été mobilisé, regroupant des effectifs de la brigade de recherche, du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Bagnols-sur-Cèze, ainsi que des motards rattachés à l’escadron départemental de sécurité routière.
Ce dispositif a été maintenu tout au long de la nuit du 1er au 2 juin, sans résultat immédiat, avant d’aboutir à la découverte de l’enfant dans la matinée du mardi. Selon les informations disponibles, la section de recherches de Nîmes avait fait le choix de mener ses investigations dans la discrétion, une approche qui semble avoir porté ses fruits.
Pourquoi l’alerte enlèvement n’a pas été déclenchée
Un point a suscité des interrogations dans l’opinion publique : l’absence de déclenchement de l’alerte enlèvement, dispositif pourtant conçu pour ce type de situation impliquant un mineur. Cette décision s’explique par les critères stricts qui encadrent ce mécanisme.
Pour qu’une alerte enlèvement soit activée, plusieurs conditions cumulatives doivent être réunies : la victime doit être mineure, son enlèvement doit être avéré, et surtout, sa vie doit être considérée comme étant en danger. Dans le cas présent, si les deux premiers critères semblaient réunis, aucun élément ne permettait aux enquêteurs d’affirmer que la sécurité physique de la fillette était menacée. C’est cette absence de certitude sur un danger vital immédiat qui a conduit les autorités à ne pas actionner ce dispositif, privilégiant une enquête classique mais renforcée.





