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BIEN ETRE

« Je les paye, mes poubelles » : la vidéo d’une Grenobloise face au blocus du lycée Mounier relance le débat sur le coût réel des dégradations

Elle ne s’est pas laissée faire… la vidéo vaut le détour ! 😳🔥Suite en bas

Des poubelles utilisées comme barricades

Les poubelles n’ont pas servi qu’à bloquer des portes. D’après la police nationale de l’Isère, les forces de l’ordre sont intervenues ce 28 septembre en raison de barricades installées sur les voies de tramway et de feux de poubelles. Trois personnes ont été interpellées.

À l’échelle du département, les violences en marge des blocus ont donné lieu à 51 interpellations, selon Grenoblemag. Les dégâts sur le réseau de transport M Réso atteignent au moins 250 000 euros. Ce montant illustre à lui seul l’ampleur du coût collectif de ces actions, bien au-delà du seul mobilier de collecte.

Où en est la situation ?

Au mercredi 14 octobre, la situation s’apaise, sans être revenue à la normale. Selon Le Dauphiné libéré, Mounier fait toujours partie des trois lycées bloqués de l’agglomération, avec Les Eaux-Claires et Stendhal. Sept autres établissements restent fermés. C’est dans ce climat tendu que la vidéo a été diffusée.

La vidéo : ce que l’on voit, ce que l’on ne sait pas

Une réplique simple, un écho considérable

Selon le compte qui l’a publiée, l’habitante se retrouve face à de jeunes gens qui souhaitent emporter ses poubelles pour le blocus. Sa réponse, « Je les paye, mes poubelles », a suffi à faire de cette séquence amateur un contenu viral.

Cette formule fonctionne parce qu’elle est concrète. Elle ne développe aucun discours politique et ne fait appel à aucune statistique. Elle rappelle simplement qu’un bien en apparence anodin a un coût, et que ce coût est supporté par des habitants identifiables.

Les zones d’ombre

Il faut rester prudent sur ce que la vidéo montre réellement. Les circonstances exactes de la scène ne sont pas précisées, pas plus que la suite de l’échange. Rien n’indique si les jeunes ont finalement renoncé à prendre les bacs. La vidéo est courte, et un extrait ne permet pas de reconstituer l’ensemble de la situation. Toute conclusion définitive sur ce qui s’est passé avant ou après ces quelques secondes serait hasardeuse.

« Je les paye » : que dit le droit fiscal sur les poubelles ?

La TEOM : une taxe adossée à la taxe foncière

Sur le fond, la réplique est exacte. Le ramassage des ordures ménagères est financé par la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Elle est réglée par les propriétaires avec leur taxe foncière, puis répercutée sur les locataires au sein de leurs charges. Dans certaines communes, une redevance remplit la même fonction.

Autrement dit, que l’on soit propriétaire ou locataire, on contribue à ce service, parfois sans le savoir. Beaucoup de locataires ignorent que cette ligne figure dans leurs charges locatives. C’est un point utile à connaître au moment de relire un décompte de charges ou de comparer le coût d’un logement.

Une facture qui progresse

Le montant n’a rien de symbolique. D’après l’UFC-Que Choisir, la TEOM atteignait en moyenne 144 € par habitant en 2023, soit une hausse de 20 % en cinq ans. Pour un foyer de plusieurs personnes, la somme annuelle devient significative dans un budget déjà soumis à l’inflation de nombreuses dépenses du quotidien.

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