Jean-Marie Bigard après ses trois AVC : “Papa, ne meurs pas”, la confidence bouleversante de l’humoriste sur sa peur de disparaître
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À 71 ans, Jean-Marie Bigard a choisi de lever le voile sur une réalité qu’il avait longtemps préféré taire : son combat silencieux contre les séquelles de trois accidents vasculaires cérébraux. Dans un entretien accordé au média Sirènes et diffusé le 16 juillet dernier, l’humoriste s’est livré avec une sincérité rare, évoquant non seulement les conséquences physiques de sa maladie, mais surtout la hantise qui l’habite désormais : celle de ne pas voir grandir ses trois enfants, Sasha, Bella et Jules.
Un AVC, une urgence médicale qui bouleverse une vie
L’accident vasculaire cérébral reste, en France, l’une des premières causes de handicap acquis chez l’adulte et la troisième cause de mortalité. Chaque année, environ 140 000 personnes en sont victimes, et près d’un quart d’entre elles ont moins de 65 ans. Ce chiffre rappelle combien cette pathologie ne concerne pas uniquement les personnes très âgées, contrairement à une idée reçue encore répandue.
Un AVC survient lorsque la circulation sanguine dans une partie du cerveau est interrompue, soit par un caillot (AVC ischémique, le plus fréquent), soit par une hémorragie (AVC hémorragique). Les conséquences varient énormément d’un patient à l’autre : troubles de la parole, de l’équilibre, de la mobilité, ou encore fatigue chronique et troubles cognitifs. Dans le cas de Jean-Marie Bigard, ce sont notamment des problèmes d’équilibre qui persistent au quotidien, comme il l’a lui-même reconnu avec une grande franchise lors de son entretien.
Ce que révèle ce témoignage, c’est aussi l’importance cruciale d’un suivi médical rigoureux après un premier épisode. Un AVC, même léger, multiplie significativement le risque d’en subir un second si les facteurs de risque — hypertension artérielle, cholestérol, tabac, sédentarité, stress — ne sont pas pris en charge sérieusement. L’humoriste a d’ailleurs tenu à rassurer ses proches et son public en précisant qu’il était “très correctement suivi” sur le plan médical, un point essentiel pour limiter les récidives et préserver au mieux sa qualité de vie.
Une hospitalisation en urgence qui a inquiété ses proches
Le climat était particulièrement tendu au mois de mars dernier, lorsque Jean-Marie Bigard avait été hospitalisé en urgence après une perte de connaissance survenue à son domicile parisien. Sa compagne, Lola Marois, avait alors tenté de rassurer les nombreux fans de l’humoriste sur les réseaux sociaux, sans toutefois dissiper totalement l’inquiétude ambiante.
Le journaliste Gilles Verdez, sur le plateau de l’émission Tout beau, tout n9uf, avait à l’époque livré quelques détails sur les circonstances de cette hospitalisation, évoquant un malaise soudain et d’importantes difficultés d’élocution chez l’humoriste, contraint d’être transporté en urgence vers un établissement de santé. Lola Marois l’avait rejoint dès que possible, dans un contexte marqué par l’incertitude quant à l’évolution de son état.
Deux mois plus tard, c’est un Jean-Marie Bigard affaibli mais déterminé qui était réapparu publiquement, lors d’une intervention en direct sur ce même plateau télévisé. Il y avait exprimé sa volonté farouche de remonter un jour sur scène, expliquant que l’adrénaline du spectacle constituait pour lui un véritable moteur face à la douleur physique. Conscient de sa propre fragilité et de la menace que représentent, selon ses mots, “ce genre de conneries”, il affirmait néanmoins déjà se préparer pour la saison suivante.





