Jonathann Daval en prison : où en est-il aujourd’hui, huit ans après le meurtre d’Alexia ?
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À quoi ressemble le quotidien de Jonathann Daval derrière les barreaux ?
Après près de neuf ans d’incarcération, le quotidien de Jonathann Daval s’est largement structuré autour du travail, du sport et d’une certaine forme d’intégration au sein de la détention.
Un détenu qui travaille et perçoit un salaire
Dans son ouvrage Moi, maman de Jonathann, publié en novembre 2022, sa mère Martine Henry a livré plusieurs détails inédits sur la vie carcérale de son fils. Selon ses propos, il occuperait un poste de fabrication en atelier, confectionnant notamment des bobines électriques et des rallonges, selon un rythme de travail structuré en matinée et en après-midi. Cette activité lui permettrait de percevoir une rémunération mensuelle avoisinant les 600 euros — une somme partiellement affectée, comme l’exige la loi pour les détenus condamnés, à l’indemnisation des parties civiles ainsi qu’à la constitution d’un pécule de sortie.
Une intégration surprenante en détention
Contrairement à l’image de paria que l’on pourrait imaginer pour un détenu aussi médiatisé, plusieurs témoignages décrivent une intégration plutôt réussie. Sa mère évoque des surnoms bienveillants donnés par ses codétenus, ainsi qu’une proximité avec d’autres figures marquantes de la criminalité française, dont le tueur en série Guy Georges, qui l’aurait pris sous sa protection à son arrivée dans l’établissement. Son avocat, Me Randall Schwerdorffer, confirme cette image d’un détenu discipliné, décrit par le personnel pénitentiaire comme sans histoire.
Le sport occupe également une place importante dans son organisation quotidienne, une pratique qui expliquerait en grande partie la transformation physique très commentée de ces dernières années.
Vie sentimentale en détention : que sait-on vraiment des rumeurs ?
En septembre 2022, une rumeur a enflammé les réseaux sociaux et la presse people : Jonathann Daval entretiendrait une relation avec un autre détenu. Cette information, relayée par le consultant police-justice Dominique Rizet auprès du magazine Télé Star, évoquait une idylle avec un codétenu plus âgé.
Son entourage a rapidement tenu à démentir ces propos. Interrogé sur le sujet, son avocat a indiqué avoir mené ses propres vérifications et affirme qu’une proximité amicale avec un autre détenu existait bel et bien, sans toutefois qu’une relation intime ne soit avérée. Sa mère, de son côté, a qualifié ces rumeurs de simples « racontars », rapportant que son fils aurait lui-même démenti fermement être concerné par ce type de relation.
Une transformation physique qui interroge
Autre sujet qui alimente régulièrement les discussions : l’évolution physique et comportementale de Jonathann Daval. Loin de l’image d’un homme effondré, tête baissée, telle qu’on avait pu le voir lors de son procès à Vesoul, ses rares apparitions publiques récentes — notamment lors de son passage devant le tribunal correctionnel de Besançon en mai 2024 — révèlent un homme musclé, à l’assurance retrouvée.
Son avocat a lui-même souligné ce changement radical, évoquant une expression orale nettement plus posée et une carrure physique transformée, qu’il attribue à un parcours de détenu jugé exemplaire et à un véritable travail d’introspection.
Le volet judiciaire annexe : l’accusation contre son beau-frère
Si la condamnation principale de Jonathann Daval est définitive, un autre feuilleton judiciaire, plus discret, s’est joué en parallèle. Durant l’instruction, l’ancien informaticien avait accusé à tort son beau-frère, Grégory Gay, d’être impliqué dans le meurtre d’Alexia, allant jusqu’à évoquer un prétendu complot familial.
Cette mise en cause infondée a valu à Jonathann Daval d’être poursuivi pour dénonciation calomnieuse. Ses anciens beaux-parents réclamaient à ce titre 60 000 euros de dommages et intérêts pour le préjudice moral subi. En avril 2024, le tribunal correctionnel de Besançon a toutefois prononcé sa relaxe, estimant que ses déclarations relevaient de l’exercice normal des droits de la défense d’un suspect, et non d’une dénonciation spontanée et gratuite.
La famille d’Alexia a fait appel de cette décision, mais la cour d’appel de Besançon a confirmé la relaxe le 13 juin 2025, mettant un point final à ce contentieux annexe. Cette décision ne change toutefois rien à la peine principale : Jonathann Daval reste détenu à la maison centrale d’Ensisheim, où il devra encore purger plusieurs années avant de pouvoir espérer un premier aménagement de peine.
Ce que l’on retient de la situation actuelle
Huit ans après la disparition d’Alexia, l’affaire Daval continue de captiver l’opinion publique, entre curiosité pour le quotidien carcéral du condamné et attention portée à chaque nouvelle étape judiciaire. Si son parcours en détention est présenté comme exemplaire par son entourage et son avocat, la question de sa possible libération ne se posera concrètement que dans plusieurs années, au regard de la période de sûreté fixée par la justice.
D’ici là, c’est probablement au fil des audiences, des confidences de ses proches et des rares apparitions publiques que le public continuera de suivre l’évolution de l’un des dossiers criminels les plus marquants de ces dernières années en France.





