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BIEN ETRE

Médicaments à surveiller en 2026 : ce qu’il faut savoir avant de s’inquiéter

Un médecin partage 3 médicaments à éviter pour votre santé. Intriguant, non ? 👉 Voir le 1er commentaire

Des traitements concernés dans presque toutes les spécialités médicales

Ce qui frappe à la lecture du bilan de Prescrire, c’est la diversité des domaines médicaux concernés. On y retrouve des médicaments utilisés en neurologie, en oncologie, en cardiologie, en diabétologie, en allergologie, ou encore dans la prise en charge de certaines douleurs chroniques.

Cette transversalité rappelle une réalité simple : aucune discipline médicale n’est totalement à l’abri de traitements nécessitant une surveillance renforcée. Les risques identifiés varient considérablement d’une molécule à l’autre : troubles cardiovasculaires, réactions allergiques sévères, atteintes neurologiques, interactions dangereuses avec d’autres traitements, ou encore toxicité pour certains organes comme le foie ou les reins.

Il est donc impossible de juger un médicament uniquement à partir de son nom ou de sa présence dans une liste. La dose prescrite, l’indication précise, l’âge du patient, ses antécédents médicaux et les autres traitements suivis en parallèle modifient profondément l’évaluation du rapport bénéfices-risques pour chaque personne.

Le cas de la fenfluramine, un exemple emblématique

Parmi les molécules citées dans le bilan 2022 figure la fenfluramine, commercialisée sous le nom de Fintepla. Ce traitement est utilisé dans certaines formes sévères d’épilepsie infantile, notamment le syndrome de Dravet, une maladie neurologique rare qui provoque des crises convulsives importantes chez l’enfant et nécessite une prise en charge hautement spécialisée.

Les réserves émises par Prescrire concernant ce médicament portaient notamment sur des interrogations liées à son efficacité à long terme et à certains risques potentiels, en particulier d’ordre cardiovasculaire.

Mais là encore, la prudence s’impose : dans les maladies rares, les alternatives thérapeutiques sont parfois limitées, voire inexistantes. La décision de poursuivre, d’adapter ou d’arrêter un tel traitement doit impérativement revenir à un spécialiste, en tenant compte du profil individuel de l’enfant concerné — jamais à une lecture isolée d’une liste trouvée en ligne.

Des médicaments retirés de la liste au fil du temps

Le bilan 2022 n’a pas seulement ajouté des molécules : il en a également retiré certaines, notamment lorsqu’elles ont cessé d’être commercialisées en France. C’est le cas de l’attapulgite, autrefois utilisée dans certains troubles digestifs, écartée en raison d’une contamination naturelle par le plomb mise en évidence par la revue.

Un autre exemple concerne l’association d’œstrogènes conjugués équins et de bazédoxifène, utilisée dans la prise en charge de certains symptômes de la ménopause. Prescrire avait pointé un rapport bénéfices-risques défavorable, en lien notamment avec un risque accru de thromboses et des interrogations persistantes sur les cancers hormonodépendants.

Ces évolutions rappellent une chose importante : la situation d’un médicament n’est jamais figée. Un produit retiré du marché ne doit pas être confondu avec un traitement encore disponible mais simplement placé sous surveillance renforcée.

Ce que ces listes ne remplacent jamais : l’avis d’un professionnel de santé

C’est sans doute le point le plus important de cet article. Découvrir le nom de son traitement dans une liste de médicaments à risque peut légitimement inquiéter. Pourtant, arrêter seul un traitement prescrit reste une décision potentiellement dangereuse.

Certains médicaments doivent être diminués très progressivement pour éviter un effet rebond. D’autres contrôlent une maladie chronique dont l’interruption brutale peut entraîner une aggravation rapide de l’état de santé — c’est notamment le cas pour de nombreux traitements cardiovasculaires, psychiatriques ou anti-épileptiques.

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