Mort de Juliette Willmann en Patagonie : l’avalanche relance le débat sur la sécurité et l’assurance du ski hors-piste
Terrible disparition à seulement 30 ans : le monde du sport sous le choc 😥 💔 👇Voir plus

Des circonstances encore floues
À ce stade, les circonstances précises de l’avalanche n’ont pas été communiquées. On ignore dans quelles conditions exactes la plaque s’est déclenchée ou à quel endroit se trouvait le couple. Il convient donc de rester prudent et d’attendre les éléments officiels, qui devraient être précisés dans les prochains jours.
Les témoignages recueillis
Contacté par l’AFP, Olivier Greber, président de la compagnie des guides de Chamonix, a confirmé la mort de la jeune femme. Il l’a décrite comme une skieuse professionnelle bien intégrée à la vie locale. Il a également indiqué que Pierre-Idris Mehdi semblait s’en sortir physiquement, tout en étant très affecté. Selon lui, le couple était marié depuis peu. Guide dans la vallée depuis deux ans, Pierre-Idris Mehdi est considéré comme l’un des jeunes guides les plus pointus du secteur. Il serait parti à la mi-août pour ce voyage avec Juliette Willmann.
Juliette Willmann, une championne issue d’une famille de skieurs
Un héritage sportif familial
Le ski faisait partie de la vie de Juliette Willmann depuis l’enfance. Comme le rappelle la FFS, elle était la fille de Philippe Willmann, ancien entraîneur de l’équipe de France féminine de ski alpin, et la sœur d’Alison, ancienne membre des équipes de France. Cette histoire familiale, ancrée dans le haut niveau, rend sa disparition particulièrement douloureuse pour toute la communauté.
Du ski alpin au freeride
Après avoir grandi dans l’univers du ski alpin, Juliette Willmann s’était tournée vers le freeride, où elle avait fini par s’imposer. Elle avait remporté le Freeride World Qualifier en 2018, puis participé au Freeride World Tour jusqu’en 2022. Ce circuit réunit l’élite mondiale du ski hors-piste. Ce parcours avait fait d’elle l’une des figures françaises de la discipline.
Ski hors-piste et randonnée : un risque qui ne disparaît jamais
Même les plus expérimentés restent exposés
Ce drame le rappelle durement : l’expérience, le niveau technique et la présence d’un guide ne suppriment pas le danger d’avalanche. Le manteau neigeux évolue en permanence, sous l’effet des chutes de neige, du vent, des variations de température et du rayonnement. Un terrain parcouru sans incident la veille peut devenir dangereux le lendemain.
Les réflexes de sécurité à maîtriser
Les spécialistes de la montagne insistent sur plusieurs principes de base, valables en Patagonie comme dans les Alpes :
- S’informer avant de partir : consulter le bulletin d’estimation du risque d’avalanche lorsqu’il existe, observer la météo et analyser la nature du terrain.
- Emporter le matériel de sécurité : le détecteur de victimes d’avalanche (DVA), la pelle et la sonde forment le trio de référence, à condition de savoir s’en servir.
- Se former : un stage de formation à la nivologie et à la recherche de victimes améliore nettement la capacité de réaction en cas d’accident.
- Adapter ses itinéraires : choisir des pentes en fonction des conditions du jour, éviter les zones exposées et progresser en gardant des distances de sécurité.
- Faire appel à un professionnel : un guide de haute montagne apporte sa connaissance du terrain et son expertise, sans pour autant garantir un risque nul.
Le cas particulier des voyages lointains
Partir skier en Patagonie ou ailleurs, loin de ses repères, ajoute des contraintes. L’accès aux secours peut être plus long, les structures médicales plus éloignées, et les procédures d’évacuation différentes de celles que l’on connaît en France. Ces éléments doivent entrer dans la préparation du voyage, au même titre que l’itinéraire et le matériel.





