Pourquoi Emmanuel Macron porte des lunettes aviateur : ce que révèle son problème oculaire
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Le contexte : des vœux aux Armées sous le signe de la surprise
Le jeudi 15 janvier, Emmanuel Macron s’est exprimé devant les Armées françaises pour leur adresser ses vœux traditionnels de début d’année. L’exercice, très codifié, n’avait a priori rien d’exceptionnel. Pourtant, dès son arrivée derrière le pupitre, l’attention s’est immédiatement portée sur son visage : son œil droit apparaissait rouge, gonflé, comme marqué par une irritation ou une petite hémorragie sous-conjonctivale.
Interrogé à ce sujet, le chef de l’État a rapidement tenu à rassurer l’opinion publique. Il a expliqué, face caméra, qu’il s’agissait d’un trouble sans gravité, une gêne purement passagère qui ne remettait nullement en cause sa santé générale. Par souci esthétique plus que médical, il a alors choisi de dissimuler cette rougeur derrière une paire de lunettes de soleil au design très reconnaissable, évoquant immanquablement l’esthétique aviateur popularisée par le personnage de Pete Mitchell, incarné par Tom Cruise dans la saga cinématographique Top Gun.
Depuis cet épisode, le président multiplie les apparitions publiques avec cette même paire de lunettes vissée sur le nez, qu’il pleuve ou qu’il fasse grand soleil. Un choix vestimentaire qui n’est pas passé inaperçu et qui a rapidement suscité commentaires, moqueries bienveillantes et analyses stylistiques sur les réseaux sociaux comme dans la presse people et politique.
Le modèle identifié : une paire de lunettes française haut de gamme
Loin d’être un accessoire choisi au hasard, la monture portée par Emmanuel Macron a rapidement été identifiée par plusieurs médias spécialisés. Selon les informations relayées par RTL, il s’agirait d’un modèle signé Henry Jullien, une maison de lunetterie française fondée il y a plus d’un siècle et reconnue pour son savoir-faire artisanal.
Le modèle en question porterait le nom de Pacific S 01, commercialisé aux alentours de 650 euros. Cette monture se distingue notamment par une finition très particulière : une doublure en or, réalisée grâce à une technique artisanale aujourd’hui devenue rare en Europe. Ce procédé, qui demande une grande maîtrise technique, participe largement au positionnement haut de gamme de la marque et explique en partie le tarif élevé de cette pièce.
Une confirmation officielle de la marque
Sur les réseaux sociaux, la maison Henry Jullien n’a pas tardé à réagir en confirmant elle-même l’identité du modèle porté par le président. Dans une publication Instagram, la marque a évoqué avec enthousiasme cette apparition inattendue, expliquant qu’à l’occasion du sommet économique de Davos 2026, le président français avait été photographié arborant l’un de ses modèles les plus emblématiques, issu de sa collection dite « Doublé Or ».
La marque a également mis en avant les qualités esthétiques de la monture, soulignant l’harmonie entre l’armature métallique argentée et les verres teintés de bleu, un mariage de couleurs qu’elle présente comme un savant équilibre entre élégance intemporelle et modernité assumée. Un discours marketing qui, dans le contexte de cette exposition médiatique inattendue, tombe évidemment à point nommé pour la notoriété de la marque.
Henry Jullien, une maison française au parcours mouvementé
Derrière cette anecdote people se cache également une histoire industrielle intéressante. La maison Henry Jullien a en effet connu des années financièrement compliquées avant d’être reprise en 2023 par le groupe italien Ivision Tech. Cette opération de rachat, loin d’entraîner une délocalisation de la production, a permis de maintenir l’activité sur le site historique de fabrication situé à Lons-le-Saunier, dans le Jura, berceau historique de la lunetterie française.
Ce choix stratégique de préserver un savoir-faire local, dans un secteur où la concurrence asiatique reste extrêmement forte, mérite d’être souligné. Il illustre la volonté de certains investisseurs étrangers de miser sur l’excellence artisanale française plutôt que de la sacrifier sur l’autel de la rentabilité à court terme.





