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Séismes au Venezuela : retour sur la catastrophe qui a frappé le pays fin juin 2026

Il y a 15 minutes, ils viennent de confirmer que...Voir plus

Le 24 juin 2026 restera une date noire dans l’histoire du Venezuela. Ce mercredi soir, deux séismes se sont produits à quelques secondes d’intervalle, l’un de magnitude 7,2 et l’autre de magnitude 7,5 sur l’échelle de moment, provoqués par l’affrontement entre les plaques tectoniques caraïbe et sud-américaine. Plus d’une semaine après la catastrophe, le bilan continue de s’alourdir et les opérations de secours se poursuivent dans des conditions extrêmement difficiles.

Un double séisme d’une rare puissance

Le premier séisme est survenu à 22h04min33s UTC à une profondeur de 21,9 km, suivi trente-neuf secondes plus tard d’une seconde secousse à 10 km de profondeur. Leur épicentre se situait entre les localités de San Felipe et Yumare, dans le nord du pays, à environ 200 kilomètres à l’ouest de Caracas. D’après les données du Service géologique des États-Unis (USGS), la secousse de magnitude 7,5 constitue le séisme le plus puissant à avoir frappé le Venezuela depuis l’an 1900. Sa force a été telle que la double secousse a été ressentie jusqu’à Bogota, en Colombie, à plus de 1 000 kilomètres de l’épicentre.

Selon des témoignages recueillis sur place, le sol a tremblé pendant près de trois minutes au total, entre la première secousse et les répliques immédiates qui ont suivi. Cette durée inhabituelle explique en grande partie l’ampleur des destructions constatées dans plusieurs régions du pays.

Un bilan humain qui ne cesse de s’alourdir

Dans les heures qui ont suivi la catastrophe, le bilan provisoire faisait état de 188 morts, plus de 1 500 blessés et 157 disparus. Mais ce chiffre a très rapidement explosé à mesure que les équipes de secours progressaient dans les décombres. Vendredi 26 juin, deux jours après le drame, le bilan atteignait déjà près de 1 500 morts et plus de 50 000 disparus, un responsable de l’aide humanitaire de l’ONU évoquant une “opération de secours extrêmement complexe” susceptible de “s’alourdir considérablement”.

Le lundi 29 juin, cinq jours après la catastrophe, le bilan officiel s’établissait à 1 450 morts, avec 189 immeubles entièrement détruits selon les autorités. Dès le dimanche suivant, les chiffres ont encore été révisés à la hausse, dépassant les 1 700 morts, avec 5 034 blessés recensés, 15 866 personnes déplacées et 22 619 autres prises en charge dans des centres de santé. Le chiffre le plus vertigineux reste toutefois celui des personnes disparues : les Nations unies estiment qu’elles pourraient être jusqu’à 68 000, un ordre de grandeur qui illustre la difficulté extrême à établir un bilan précis dans les zones les plus touchées.

Selon le PNUD, les dommages matériels sont évalués à près de sept milliards de dollars, soit environ 6 % du PIB du pays. Parmi les victimes recensées figurent également plusieurs dizaines de ressortissants étrangers : au moins 28 personnes de nationalité ou d’origine portugaise, sept Chinois, neuf Espagnols, deux Brésiliens, un Chilien et un Italo-Vénézuélien ont été identifiés parmi les victimes.

L’État de La Guaira, épicentre de la tragédie

C’est la région côtière de La Guaira, au nord de Caracas, qui a payé le plus lourd tribut à la catastrophe. Cet État a subi les pertes et les destructions les plus importantes, ce qui a conduit le gouvernement à le déclarer zone sinistrée et à le placer sous contrôle militaire. Dans des villes comme Caraballeda ou Catia La Mar, des immeubles entiers se sont effondrés, ensevelissant des familles sous des tonnes de gravats.

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