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BIEN ETRE

Yaël Braun-Pivet et le cancer du sein : son témoignage relance le débat sur la mutuelle santé et l’assurance en cas de maladie grave

Atteinte d’un cancer du sein, Yaël Braun-Pivet est “quasiment en rémission” : elle do...

Depuis cette annonce, la présidente de l’Assemblée nationale a détaillé les différentes étapes de son parcours de soins : une intervention chirurgicale destinée à retirer la tumeur, suivie d’un protocole de radiothérapie particulièrement intensif — une trentaine de séances réparties sur six semaines, à raison d’une séance quotidienne — puis un traitement d’hormonothérapie qu’elle poursuit encore aujourd’hui, ce type de traitement s’étalant généralement sur cinq années complètes. Ce protocole de soins, très classique dans la prise en charge du cancer du sein hormono-dépendant, illustre bien la durée et la contrainte que représente ce type de maladie, bien après la phase aiguë du traitement.

Les confidences de Paris Match : le sport comme allié contre les effets secondaires

Dans le cadre de sa série estivale intitulée « Mon sportif préféré », Paris Match a interrogé Yaël Braun-Pivet sur ses inspirations sportives. Elle a notamment cité Marie-Jo Pérec, icône de l’athlétisme français, ainsi que Pauline Déroulède, championne reconnue de tennis handisport. Mais au-delà de cet hommage, l’entretien a surtout permis à la présidente de l’Assemblée nationale d’évoquer sa propre pratique sportive, qu’elle a longtemps exercée à travers la course à pied, la natation, puis désormais le VTT.

Cette activité physique régulière n’a rien d’anodin dans son quotidien : elle constitue, selon ses propres mots rapportés par le magazine, une manière de lutter contre les effets secondaires du tamoxifène, médicament qu’elle prend encore dans le cadre de son hormonothérapie. Ce traitement, bien que présenté comme quasiment arrivé à son terme puisqu’elle serait aujourd’hui en voie de rémission, continue de provoquer chez elle une fatigue marquée, des douleurs articulaires ainsi qu’une tendance à la prise de poids, des effets secondaires bien documentés chez de nombreuses patientes sous ce type de traitement hormonal.

Pour continuer à pédaler malgré ces désagréments, elle confie avoir investi dans un vélo tout confort, choisi avec soin. Elle insiste également sur l’importance, pour elle, de préserver un équilibre physique et mental afin de continuer à exercer ses fonctions avec la même exigence, expliquant que la résistance à la fatigue et à la pression est essentielle pour prendre des décisions justes dans son rôle institutionnel.

Le jour du diagnostic : un récit intime livré en mai dernier

Ce témoignage dans Paris Match vient compléter des confidences déjà livrées quelques mois plus tôt, en mai 2025, lors d’une apparition dans l’émission YouTube animée par Sam Zirah. Yaël Braun-Pivet y était revenue avec beaucoup de sincérité sur le moment précis où elle avait pris conscience de sa maladie.

Elle avait alors reconnu avoir été relativement négligente dans le suivi de sa santé, ce qui l’avait conduite à repousser certains examens de dépistage. C’est finalement lors d’une échographie mammaire, chez un radiologue, qu’elle a compris que la situation était grave, en observant l’expression du praticien face aux résultats. Ce dernier lui avait alors recommandé de réaliser une biopsie, confirmant ses craintes sur la présence d’une tumeur.

Elle avait décrit ce moment comme le point de départ d’un engrenage complexe et anxiogène, évoquant la peur suscitée par le simple mot « cancer » et par tout ce qu’il implique en termes de bouleversement personnel. Elle avait notamment expliqué avoir eu la sensation de perdre le contrôle sur sa propre existence, se retrouvant en position de dépendance vis-à-vis des décisions médicales, qu’il s’agisse du diagnostic, des traitements ou des choix thérapeutiques à venir. Cette perte de maîtrise, propre à de nombreux patients atteints de maladies graves, l’avait amenée à réaliser à quel point la vie pouvait basculer du jour au lendemain.

Face à cette épreuve, elle avait choisi la transparence, en informant rapidement son entourage proche : son mari, ses parents, ses enfants, mais aussi ses collaborateurs les plus proches au sein de ses fonctions institutionnelles. Loin de faire de sa maladie un sujet tabou, elle avait insisté sur l’importance du soutien collectif, tant familial que professionnel, pour traverser cette période difficile.

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