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BIEN ETRE

Quitter la ville pour un village des Asturies : 5 € d’eau par an et moins de 20 € d’électricité par mois

Vivre à la campagne pour moins de 30 euros par mois, c'est possible ! 🏡💧

Un budget logement divisé, un quotidien transformé

Dans un contexte où le coût de la vie pèse de plus en plus sur les ménages, certains témoignages font rêver : payer moins de 10 euros d’eau sur toute une année et moins de 20 euros d’électricité par mois. Ce n’est pas un montage publicitaire. C’est le quotidien d’un jeune Espagnol de 32 ans, Ibon Berasategui, qui a tourné le dos à Saint-Sébastien pour s’installer dans un hameau des Asturies de seulement 18 habitants.

Son histoire, rapportée par le média espagnol El Español, dépasse la simple anecdote. Elle pose une question que beaucoup de lecteurs se posent aujourd’hui : comment alléger durablement son budget quand l’immobilier, les charges et le coût de l’énergie absorbent une part croissante des revenus ? Qu’il s’agisse d’un achat immobilier, d’un crédit à rembourser, d’un loyer qui s’envole ou d’un projet de reconversion, l’équation financière du logement est devenue centrale dans les choix de vie.

Ce récit illustre un arbitrage de plus en plus discuté : renoncer à la proximité des services d’une grande ville pour gagner en pouvoir d’achat et en qualité de vie. Mais une décision de ce type ne se résume jamais à un prix au mètre carré. Elle engage un investissement immobilier, souvent un financement, la couverture d’une assurance habitation adaptée à un bâtiment rénové, une réflexion sur la protection santé et la complémentaire santé, et parfois une stratégie patrimoniale à plus long terme, voire une préparation de la retraite.

Dans le cas d’Ibon, le point de départ est une étable. Il l’a achetée, a obtenu son changement d’affectation, puis a entamé sa transformation en habitation. Il n’a pas communiqué le coût total des travaux. Il précise en revanche que la seule démarche administrative de changement d’usage du bâtiment lui a coûté entre 10 000 et 15 000 euros. Ce détail rappelle qu’un logement bon marché à l’achat n’est pas forcément un logement bon marché à finaliser : frais administratifs, rénovation, mise aux normes et assurances sont autant de postes à anticiper.

Pour les lecteurs qui envisagent un changement de vie comparable, la première question n’est donc pas « où acheter ? » mais « quel budget global prévoir ? ». Prix d’acquisition, frais annexes, coûts de rénovation, charges courantes, protection du bien et des occupants : c’est la vision d’ensemble qui permet de mesurer l’intérêt réel d’un tel projet. Dans cet article, nous reprenons le parcours d’Ibon, détaillons les chiffres qu’il met en avant et en tirons des enseignements pratiques pour qui réfléchit à son propre budget logement.

Un projet de vie mûri depuis l’enfance

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce départ n’a rien d’un coup de tête. Depuis son enfance, Ibon imagine une maison au cœur de la nature, avec un potager, des arbres fruitiers et quelques poules. Cette idée l’a accompagné pendant des années, jusqu’à devenir un véritable plan d’action.

À Saint-Sébastien, il subissait le bruit, la pollution et le coût de la vie. Ce trio revient dans de nombreux témoignages de citadins qui songent à partir, mais peu franchissent réellement le pas. Lui l’a fait, et son rêve prend désormais forme, avec des dépenses qui n’ont plus grand-chose à voir avec celles d’une grande agglomération.

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