Vivre en autosuffisance à 24 ans : Arnau a quitté Barcelone pour une vie à la montagne
À 24 ans, Arnau choisit l'autosuffisance et redéfinit sa vie. 🌱🌿

Quitter la ville pour changer de vie : un choix qui ne s’improvise pas
À l’âge où beaucoup de jeunes adultes cherchent leur premier emploi stable, un premier logement ou une première mutuelle santé, Arnau a pris une direction radicalement différente. À 18 ans, ce Catalan originaire de Barcelone a quitté la ville pour s’installer dans un petit village de montagne. Six ans plus tard, à 24 ans, il vit en quasi-autosuffisance : il chasse, cultive ses légumes sous une serre qu’il a construite lui-même et tire ses revenus d’un élevage de lapins. Il partage ce quotidien avec plus de 100 000 abonnés sur les réseaux sociaux.
Son histoire fascine, car elle touche à des questions que beaucoup se posent aujourd’hui : comment concilier qualité de vie et stabilité financière ? Que devient le budget quand on s’éloigne des loyers urbains ? Faut-il repenser sa protection sociale, sa complémentaire santé et son assurance quand on choisit un mode de vie atypique ? Et comment préparer sa retraite quand on n’a pas de carrière salariée classique ?
Il faut le préciser d’emblée : le témoignage d’Arnau ne détaille ni sa situation administrative, ni son patrimoine, ni ses contrats d’assurance. Son parcours n’a donc rien d’un modèle financier clé en main. Il illustre en revanche un mouvement de fond, celui de personnes qui réorganisent leur vie autour de la liberté, de l’alimentation et de la sobriété. Un tel projet soulève des enjeux très concrets : coût du logement et de l’immobilier rural, accès à un crédit lorsque les revenus sont irréguliers, constitution d’une épargne de précaution, choix d’une assurance santé adaptée, et placements pour se protéger sur le long terme.
L’autosuffisance ne supprime pas ces sujets, elle les déplace. Moins de dépenses d’alimentation, c’est un poste budgétaire allégé. Mais l’imprévu, lui, ne disparaît pas : une blessure à la chasse, un hiver difficile, une récolte en berne ou une baisse des ventes peuvent fragiliser un équilibre pourtant bien construit.
Dans cet article, nous revenons sur le parcours d’Arnau tel qu’il l’a lui-même raconté, puis nous prenons du recul sur ce que sa démarche nous apprend, en particulier pour qui envisage un projet similaire et veut en mesurer les enjeux pratiques, financiers et administratifs avant de se lancer.
Du mal-être urbain au déclic de la campagne
Une adolescence marquée par le manque d’énergie
Arnau a grandi à Barcelone, mais il ne s’y est jamais senti à sa place. Il décrit lui-même une période difficile : des réveils sans énergie, des journées d’études vécues comme une corvée, une impression de fatigue permanente qu’il compare à celle d’une personne anémique. Il parle d’une forme d’apathie, sans envie de faire quoi que ce soit. Son moral comme sa santé en pâtissaient.
Ce témoignage rappelle que le cadre de vie influence le bien-être. Sans généraliser, car chacun réagit différemment à la ville, il montre que le mal-être peut parfois s’ancrer dans un environnement ressenti comme inadapté.
Un week-end à la campagne qui change tout
Le véritable tournant intervient vers 15 ans. À l’occasion de week-ends passés à la campagne avec ses parents, Arnau réalise qu’il préfère nettement ce qu’il y fait à son quotidien de la semaine. Ce contraste devient un déclic. Trois ans plus tard, une fois la majorité atteinte, il passe à l’acte et quitte Barcelone pour s’installer dans un cadre rural, au cœur des montagnes.
Il ne s’agit donc pas d’un coup de tête : l’idée a mûri pendant plusieurs années, nourrie par des séjours réguliers et par un apprentissage progressif des gestes de la vie rurale.





