Vivre en autosuffisance à 24 ans : Arnau a quitté Barcelone pour une vie à la montagne
À 24 ans, Arnau choisit l'autosuffisance et redéfinit sa vie. 🌱🌿

Une vie rythmée par la chasse, le potager et l’élevage
La chasse, une pratique apprise dès l’adolescence
Arnau chasse depuis l’âge de 15 ans. Il a commencé en accompagnant le groupe de chasseurs du village, qui lui a transmis les bases : comprendre la chasse, mais aussi savoir utiliser la viande pour l’alimentation. Cette transmission précoce lui a permis d’acquérir un savoir-faire solide. Aujourd’hui, c’est presque devenu une passion, et la chasse fournit une part importante de sa nourriture.
Une serre construite avec des matériaux recyclés
Côté végétal, Arnau cultive la majeure partie des légumes qu’il consomme. Il a bâti une serre de ses propres mains, à partir de matériaux de récupération. Il y fait pousser notamment des tomates, des citrouilles et des haricots. Cette réalisation illustre un état d’esprit : faire avec les moyens disponibles, limiter les achats et privilégier le réemploi.
Autosuffisant ? Il nuance lui-même
Arnau ne revendique pas une autonomie totale. Il explique qu’il ne peut pas se considérer comme autosuffisant, tout en affirmant qu’il pourrait l’être s’il décidait de ne manger que ce qu’il produit. Il estime qu’il pourrait vivre et s’épanouir ainsi, tout comme sa famille. Pour l’instant, il continue d’acheter certains produits de base au supermarché, comme le riz ou l’huile.
Cette franchise est précieuse. Elle rappelle que l’autosuffisance est un spectre : on peut la rechercher sans la rendre absolue. Pour beaucoup, la quasi-autosuffisance est d’ailleurs un objectif plus réaliste et plus durable.
Comment Arnau finance son mode de vie
L’élevage de lapins, entre revenu et liberté
Vivre en autonomie alimentaire ne dispense pas d’avoir des ressources. Arnau a trouvé la sienne : il élève des lapins qu’il vend à des particuliers. Cette activité lui apporte un revenu, mais surtout la liberté qu’il place au-dessus de tout. Il le dit clairement : il ne souhaite pas travailler pour un employeur, avoir des horaires imposés ni se voir dicter ses heures d’arrivée et de départ.
Les réseaux sociaux, un outil indispensable
Loin d’une vie coupée du monde, Arnau s’appuie sur la technologie. Il reconnaît que les réseaux sociaux sont essentiels à son activité : Instagram lui permet de montrer son quotidien et de faire connaître son élevage afin de trouver des acheteurs. Sa chaîne YouTube prolonge cette visibilité. Son projet de vie repose ainsi sur un équilibre : un retour à l’essentiel et à l’authenticité, sans renoncer aux outils modernes.
Ce que ce parcours invite à anticiper
Le récit d’Arnau est inspirant, mais toute personne tentée par une démarche similaire gagnera à se poser quelques questions pratiques. Voici des pistes de réflexion générales, qui ne concernent pas la situation personnelle d’Arnau et dont les règles varient selon les pays.
Le budget et les revenus irréguliers
Un revenu issu de la vente directe, comme celle de lapins à des particuliers, peut fluctuer selon les saisons et la demande. Il est prudent de calculer ses charges fixes, de prévoir une épargne de précaution couvrant plusieurs mois et de diversifier si possible ses sources de revenus. Cette réserve joue le rôle de filet de sécurité face aux mauvaises périodes.





