Patrick Bruel visé par des accusations d’agressions sexuelles : ce que révèle l’enquête de Mediapart
Alexandra Lamy brise le silence sur Patrick Bruel avec un témoignage qui fait réagir 😱 😵 👇Voir plus

Une enquête qui relance la polémique autour du chanteur et comédien
Le 18 mars, le site d’investigation Mediapart a publié une enquête qui place à nouveau Patrick Bruel au centre de l’attention médiatique. Selon le média, huit femmes l’accusent de comportements assimilables à des agressions sexuelles, sur une période de plus de vingt-cinq ans, de 1992 à 2019. Le chanteur et comédien de 66 ans joue actuellement dans Deuxième Partie, pièce de Samuel Benchetrit à l’affiche du théâtre Édouard VII à Paris.
Parmi les témoignages recueillis figure celui d’une femme qui était mineure au moment des faits qu’elle dénonce. Ce détail donne à l’enquête une gravité particulière, et il explique en partie l’écho rencontré dans le débat public.
À l’origine de ces révélations se trouve Daniela Elstner, directrice générale d’Unifrance, l’organisme chargé de promouvoir le cinéma français à l’étranger. Le 12 mars, soit près de trente ans après les faits qu’elle évoque, elle a déposé plainte contre l’artiste pour tentative de viol et agression sexuelle. Sa démarche a ouvert la voie à la publication de l’enquête, qui rassemble d’autres récits et fait état d’une seconde procédure en cours.
Les accusations sont graves et l’artiste les conteste. Son avocat, Christophe Ingrain, affirme que son client « n’a jamais outrepassé un refus ». Patrick Bruel bénéficie à ce stade de la présomption d’innocence, principe fondamental du droit français qui s’applique tant qu’aucune décision de justice définitive n’a été rendue.
Les réactions se sont multipliées dès la parution de l’article. La réalisatrice et danseuse Andréa Bescond, engagée dans la lutte contre les violences sexuelles, s’est exprimée publiquement, bientôt rejointe par l’actrice Alexandra Lamy. Quelques heures plus tard, la fille de cette dernière, Chloé Jouannet, a partagé l’information sur Instagram avec un seul mot : « Enfin. »
Cet article revient sur les éléments rapportés par Mediapart, sur les deux procédures judiciaires évoquées, sur la position de la défense et sur le cadre juridique qui régit ce type d’affaires. Il s’appuie exclusivement sur les informations publiées, et les faits restent présentés comme des allégations.
Ce que rapporte l’enquête de Mediapart
Le témoignage de Daniela Elstner : Acapulco, 1997
Le récit le plus détaillé est celui de Daniela Elstner. Aujourd’hui âgée de 56 ans, elle situe les faits en 1997, lors du festival du Film français d’Acapulco, au Mexique. Elle avait alors 26 ans et travaillait comme assistante à Unifrance.
Elle décrit à Mediapart une scène d’une grande violence. Elle affirme s’être retrouvée dans une voiture aux portes fermées, avec un homme qui se serait jeté sur elle, l’aurait embrassée de force, déshabillée et touchée sur la poitrine et sur le reste du corps. Selon elle, le chanteur l’aurait ensuite conduite jusqu’à sa chambre d’hôtel. Elle dit avoir hurlé et s’être débattue avant de parvenir à s’échapper.
Elle explique que cet épisode l’a « blindée » pour la suite de sa carrière. Elle indique ne jamais être montée dans une chambre d’hôtel à la demande d’acheteurs et s’être sortie de nombreuses situations délicates, comme beaucoup de femmes à l’époque, grâce à sa méfiance. Son propos souligne les rapports de pouvoir qui pouvaient exister dans le monde du cinéma et de la musique.





