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BIEN ETRE

Payer des obsèques avec l’argent du défunt : ce que dit la loi, banque et succession

Peu de Français connaissent la règle 👀

Négliger les justificatifs

Dernier piège : ne pas conserver les documents. Gardez la facture, les preuves de paiement et tous les échanges avec la banque. En cas de désaccord entre héritiers ou de succession complexe, un notaire pourra s’appuyer sur ces pièces pour répartir équitablement les frais.

Quand les comptes ne suffisent pas : qui paie le reste ?

La contribution des proches

Si les comptes du défunt ne couvrent pas la totalité de la facture, le solde revient aux proches. Selon service-public.gouv.fr, les enfants et les parents du défunt sont tenus de régler les frais d’obsèques, même s’ils n’entretenaient plus de liens avec lui. Celui qui a avancé les sommes peut ensuite se faire rembourser par les autres héritiers.

Un avantage fiscal limité

Du côté des impôts, les frais funéraires sont déductibles des droits de succession, dans la limite de 1 500 €. Ce n’est pas négligeable, mais cela ne compense qu’une petite partie d’une facture souvent bien plus élevée.

Les aides complémentaires

Selon la situation, d’autres soutiens peuvent exister :

  • Le capital décès de la CPAM, versé sous conditions.
  • La participation de certaines caisses de retraite ou mutuelles aux frais d’obsèques.
  • La prise en charge par la commune du lieu de décès, lorsque la famille ne dispose d’aucune ressource.

Il vaut mieux se renseigner rapidement auprès de ces organismes, car leurs conditions varient selon les contrats et les situations.

Anticiper pour éviter l’urgence financière à ses proches

L’assurance obsèques

Une assurance obsèques permet de financer, voire d’organiser à l’avance, ses propres funérailles. Le capital est versé rapidement à la personne désignée ou directement à l’entreprise de pompes funèbres, ce qui supprime la question de l’avance de frais. C’est une solution de prévoyance particulièrement adaptée à ceux qui souhaitent décider eux-mêmes du déroulement de la cérémonie.

L’assurance-vie

L’assurance-vie constitue une autre piste. Son capital est versé aux bénéficiaires désignés en dehors de la succession : il n’est donc pas soumis au blocage qui frappe les comptes bancaires. Il peut ainsi servir à couvrir les frais d’obsèques, mais aussi à protéger financièrement les proches au sens large. Pour choisir les bénéficiaires et la clause adaptée à votre situation familiale et patrimoniale, l’avis d’un notaire ou de votre conseiller bancaire est précieux.

Un dialogue en famille et avec les professionnels

Anticiper, c’est aussi en parler. Faire connaître ses souhaits, indiquer où se trouvent les contrats d’assurance et les justificatifs, et informer la famille des dispositions prises : ces gestes simples épargnent bien des tensions. En cas de doute, le notaire comme la banque sont en mesure d’orienter les proches vers les démarches adaptées.

Les réponses rapides aux questions fréquentes

Peut-on utiliser la carte bancaire du défunt pour payer les obsèques ?
Non. Après le décès, la carte comme la procuration ne sont plus utilisables.

Quel montant la banque peut-elle débloquer ?
Au maximum 5 965 € selon service-public.gouv.fr, dans la limite des fonds disponibles. Ce plafond est revalorisé chaque année.

Un devis suffit-il ?
Non, la banque exige la facture des pompes funèbres.

Faut-il être héritier pour faire la demande ?
Non. Un concubin ou un ami qui a organisé et payé les obsèques peut aussi la présenter.

Payer les obsèques équivaut-il à accepter la succession ?
Non. Le Code civil prévoit que le règlement des frais funéraires ne vaut pas acceptation.

Ce qu’il faut retenir

Face à une facture d’obsèques, le blocage des comptes ne signifie pas que l’argent du défunt est inaccessible. La loi permet à la banque de régler les funérailles sur présentation d’une facture, dans la limite de 5 965 € et du solde disponible. Cette voie légale protège la famille des risques liés aux retraits irréguliers, comme le recel successoral, et évite toute acceptation involontaire de la succession.

Si les fonds sont insuffisants, les proches doivent compléter, avec la possibilité de se faire rembourser par les autres héritiers et de bénéficier de certaines aides. Mais la meilleure protection reste l’anticipation, grâce à l’assurance obsèques, à l’assurance-vie ou à une bonne information de l’entourage.

Cet article est fourni à titre informatif. Pour une situation précise, rapprochez-vous de votre banque ou d’un notaire.

 

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