Roselyne Bachelot sans filtre : machisme, rivalités et solidarité féminine en politique
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« J’ai déjà tué quelqu’un en politique » : une confidence qui fait débat
Un aveu énigmatique
L’entretien ne manque pas de moments marquants. À la question du magazine, lui demandant si elle a déjà « tué » quelqu’un en politique, elle répond par l’affirmative : par vengeance, et sans regret. Elle précise toutefois qu’elle ne dira pas de qui il s’agit.
Un surnom assumé
Elle rappelle que Le Figaro avait alors titré sur « la tueuse de secrétaire d’État ». Loin de la choquer, ce surnom semble plutôt l’amuser, voire la flatter. Il faut évidemment lire cette expression au sens figuré : il s’agit d’élimination politique, pas de violence physique.
La violence symbolique du milieu
Cet épisode illustre la dureté d’un univers où l’on ne survit pas sans accepter certains rapports de force. Roselyne Bachelot ne minimise ni cette violence symbolique ni les luttes d’influence. Elle reconnaît que les femmes doivent parfois adopter des comportements aussi offensifs que ceux des hommes pour tenir, tout en insistant sur le fait que leur véritable force réside dans leur capacité à bâtir des réseaux de soutien plutôt qu’à se diviser.
Au-delà de la politique : ce que cette interview inspire pour les parcours féminins
Cette partie est une réflexion éditoriale d’ordre général. Elle ne reprend pas de propos de Roselyne Bachelot et ne constitue pas un conseil personnalisé.
L’idée centrale de l’interview, s’appuyer sur des réseaux solides pour durer, a un prolongement très concret dans la vie professionnelle. Durer suppose aussi de sécuriser son parcours sur le plan matériel.
Construire un réseau de confiance
Rejoindre des associations professionnelles, des clubs d’entrepreneuses, des réseaux de mentorat ou des collectifs sectoriels reproduit à petite échelle ce que prône l’ancienne ministre : substituer la coopération à la compétition. Ces réseaux facilitent l’accès à l’information, aux opportunités et parfois au financement.
Penser protection sociale, mutuelle et prévoyance
Une carrière, surtout exposée ou non linéaire, gagne à être protégée. Comparer les offres de mutuelle santé, s’informer sur les garanties de prévoyance (incapacité, invalidité, décès) et revoir régulièrement son assurance en fonction de sa situation permettent d’éviter de mauvaises surprises. Les indépendantes et entrepreneuses, qui ne bénéficient pas toujours d’une couverture collective, sont particulièrement concernées.
Anticiper la retraite
Les interruptions de carrière, le temps partiel et les périodes consacrées à la famille pèsent sur les droits à la retraite. Consulter régulièrement son relevé de carrière, envisager un complément par l’épargne retraite et s’informer sur les dispositifs existants sont des démarches simples qui renforcent l’autonomie à long terme. Un conseiller en gestion de patrimoine ou un organisme public d’information peut aider à y voir clair.
Investir et emprunter en connaissance de cause
L’autonomie financière passe aussi par l’investissement : constitution d’une épargne de précaution, diversification des placements, projet immobilier. Pour un achat immobilier, comparer les offres de crédit, vérifier le taux d’endettement et simuler plusieurs scénarios de remboursement sont des étapes indispensables. Chaque situation étant différente, il est prudent de se faire accompagner par un professionnel agréé avant toute décision engageante.
Ce qu’il faut retenir de l’interview de Roselyne Bachelot
L’entretien accordé à ELLE se lit comme un témoignage de terrain, sans langue de bois. On en retient plusieurs enseignements :
- Le machisme persiste en politique, mais il n’est pas la seule difficulté : la rivalité entre femmes en est une autre, selon Roselyne Bachelot.
- La « psychologie du harem » entretient l’idée que la réussite des unes suppose l’échec des autres, au détriment de l’action collective.
- La solidarité féminine est présentée comme une nécessité, avec des exemples concrets d’entraide au sein du gouvernement.
- La résilience et la méfiance sont décrites comme indispensables pour durer dans un milieu impitoyable.
- La force des femmes réside, selon elle, dans les réseaux de soutien plutôt que dans la division.
En filigrane, un message s’adresse à toutes celles qui évoluent dans des milieux compétitifs : s’entourer, s’entraider et se donner les moyens de son indépendance, y compris financière, sont des leviers aussi décisifs que le talent.





