Médicaments à éviter en 2024 : la liste noire de Prescrire et ce que votre mutuelle santé ne remboursera jamais
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Quand votre santé coûte cher pour rien : ce que révèle la revue Prescrire
Chaque année, des millions de Français dépensent des sommes considérables pour des médicaments dont l’efficacité n’a jamais été réellement prouvée. Dans un contexte où les dépenses de santé pèsent lourd sur les ménages — entre complémentaire santé, assurance maladie et remboursements insuffisants — il est plus que jamais essentiel de savoir ce que l’on avale. Or, certains traitements disponibles en pharmacie ou prescrits dans les hôpitaux présentent un rapport bénéfice-risque franchement défavorable, sans pour autant être retirés du marché.
C’est précisément le rôle que s’est donné la revue Prescrire, publication médicale indépendante et de référence depuis plus de quarante ans. Chaque fin d’année, ses experts publient une mise à jour de leur liste des médicaments jugés « à éviter ». En décembre 2024, quatre nouvelles molécules ont rejoint ce palmarès peu enviable. Ces ajouts ne sont pas anodins : ils concernent des traitements utilisés dans des pathologies fréquentes ou graves — hémorragies, toux chronique, ménopause, arthrose — et touchent potentiellement de nombreux patients.
Pour les assurés qui s’interrogent sur la prise en charge de leurs soins, il est utile de noter que ces quatre médicaments ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie. La raison est claire : la Haute Autorité de Santé (HAS) a estimé que leur service médical rendu (SMR) était insuffisant. Concrètement, leur balance bénéfice-risque est trop défavorable pour justifier une prise en charge collective. Cela signifie que si vous ou un proche avez été amené à utiliser l’un de ces produits, c’est votre budget personnel — et non votre mutuelle santé ou votre complémentaire — qui en a fait les frais.
Dans un environnement où le coût des soins de santé ne cesse d’augmenter, où souscrire une assurance santé complémentaire de qualité est devenu presque incontournable, et où les patients doivent souvent arbitrer entre différentes options thérapeutiques sans disposer de toutes les informations nécessaires, cette publication de Prescrire agit comme un signal d’alarme essentiel. Elle rappelle que l’existence d’un médicament sur le marché ne garantit ni son efficacité, ni son innocuité.
La question du remboursement est également au cœur des préoccupations des ménages français. Entre le ticket modérateur, les franchises médicales et les dépassements d’honoraires, beaucoup se tournent vers des formules de mutuelle santé ou de complémentaire santé pour limiter leur reste à charge. Mais encore faut-il que les traitements concernés soient réellement utiles. Payer une cotisation mensuelle pour financer, indirectement, des médicaments sans bénéfice démontré serait doublement problématique.
Voici le détail complet des quatre médicaments nouvellement inscrits sur cette liste, ainsi que ce que vous devez savoir pour prendre des décisions éclairées concernant votre santé et celle de vos proches.
Les quatre médicaments à éviter selon Prescrire (décembre 2024)
1. Ondexxya (andexanet alfa) : l’antidote qui expose à des risques cardiovasculaires graves
L’andexanet alfa, commercialisé sous la marque Ondexxya par le laboratoire Alexion, est un médicament hospitalier destiné à contrer les effets des anticoagulants tels que l’apixaban ou le rivaroxaban. Son indication principale concerne les patients victimes d’une hémorragie grave menaçant le pronostic vital, une situation d’urgence où chaque minute compte.
En théorie, le concept est séduisant : disposer d’un antidote rapide pour neutraliser des anticoagulants largement prescrits représente une avancée potentielle importante. En pratique, la réalité est bien plus nuancée.



