Médicaments à éviter en 2024 : la liste noire de Prescrire et ce que votre mutuelle santé ne remboursera jamais
ATTENTION ! Ces comprimés sont déconseillés car ils peuvent provoquer des caillots sanguins et… Voir plus 👇👇

Les données cliniques disponibles révèlent un risque accru de thrombose — formation de caillots sanguins — et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) après administration. Ces complications cardiovasculaires graves viennent contrebalancer le bénéfice attendu du traitement. Plus problématique encore : aucune étude n’a démontré de manière convaincante qu’Ondexxya réduisait effectivement la mortalité par rapport à d’autres stratégies thérapeutiques déjà disponibles, comme la transfusion sanguine ou l’administration de facteurs de coagulation.
Prescrire résume la situation sans ambiguïté : efficacité clinique non démontrée, effets indésirables graves, rapport bénéfice-risque défavorable. Ce médicament ne bénéficie d’aucun remboursement par l’Assurance maladie, et son usage reste cantonné au milieu hospitalier. Il ne devrait pas se retrouver dans votre armoire à pharmacie, mais si vous êtes patient hospitalisé, n’hésitez pas à interroger votre équipe soignante sur les alternatives disponibles.
2. Géfapixant : une toux persistante qui laisse un goût amer
La toux chronique — définie comme une toux persistant au-delà de huit semaines — est une pathologie invalidante qui touche un nombre significatif de patients, souvent sans cause clairement identifiée. Le géfapixant est apparu comme un espoir thérapeutique dans ce domaine, proposant un nouveau mécanisme d’action pour réduire la fréquence et l’intensité des épisodes de toux.
Malheureusement, les données issues des essais cliniques racontent une autre histoire. L’efficacité du géfapixant s’avère modeste, à peine supérieure à celle d’un placebo sur les critères principaux mesurés. En revanche, ses effets indésirables sont à la fois fréquents et particulièrement gênants dans la vie quotidienne.
Le plus notable est la dysgueusie, une altération du sens du goût qui affecte environ la moitié des patients traités. Imaginez perdre le plaisir de manger pendant toute la durée d’un traitement — et parfois au-delà. À cela s’ajoute un risque accru de pneumonie, une complication respiratoire potentiellement sérieuse. L’ensemble de ce tableau clinique conduit Prescrire à une conclusion sans appel : les effets indésirables du géfapixant sont disproportionnés par rapport aux bénéfices qu’il procure.
Non remboursé par la Sécurité sociale, ce traitement représente une dépense directe pour les patients qui le prennent. Or, aucune complémentaire santé sérieuse ne saurait compenser financièrement un traitement dont le rapport bénéfice-risque est jugé défavorable par les experts.
3. Veoza (fézolinétant) : des bouffées de chaleur échangées contre une atteinte du foie
La ménopause est une étape physiologique naturelle qui s’accompagne, pour de nombreuses femmes, de symptômes parfois difficiles à vivre. Les bouffées de chaleur figurent parmi les manifestations les plus fréquentes et les plus inconfortables. Dans ce contexte, le fézolinétant, vendu sous le nom de marque Veoza, a été présenté comme une alternative innovante aux traitements hormonaux classiques pour soulager ces symptômes.
L’intention est louable. Le résultat, en revanche, soulève des inquiétudes sérieuses. Des cas d’atteintes hépatiques graves ont été rapportés chez des patientes traitées par fézolinétant, allant d’hépatites à des formes d’insuffisance hépatique aiguë. Ces complications imposent une surveillance biologique régulière et contraignante, avec contrôle des transaminases à intervalles rapprochés.
Quant à l’efficacité, elle reste modeste : les études montrent une réduction d’environ deux à trois bouffées de chaleur par jour par rapport au placebo — un résultat qui peut sembler insuffisant au regard des risques engagés. Prescrire juge le bénéfice insuffisant et le risque hépatique inacceptable. Veoza n’est pas remboursé, et les femmes ménopausées qui cherchent un traitement adapté doivent impérativement consulter leur médecin pour explorer les alternatives disponibles, notamment les thérapies hormonales dont le profil bénéfice-risque est mieux documenté.



