Vivre dans un village de 18 habitants : budget, immobilier et pouvoir d’achat, le pari d’Ibon aux Asturies
Vivre à la campagne pour moins de 30 euros par mois, c'est possible ! 🏡💧

Réduire ses charges fixes, devenir propriétaire sans s’endetter sur vingt-cinq ans, retrouver du calme : ces objectifs reviennent chez de nombreux ménages qui comparent le coût de la vie en ville et à la campagne. Le parcours d’Ibon Berasategui, 32 ans, en est un exemple concret. Cet habitant de Saint-Sébastien a tourné le dos à la ville pour s’installer dans un hameau des Asturies, où l’on compte seulement 18 habitants. Le témoignage, rapporté par le média espagnol El Español, met en avant des factures d’eau et d’électricité très basses et un marché immobilier sans commune mesure avec celui d’une grande agglomération.
Derrière l’anecdote se pose une question de fond, qui concerne aussi les lecteurs français : que change vraiment un déménagement rural sur le budget, l’épargne, la capacité d’investissement et la préparation de la retraite ? Cet article reprend le récit d’Ibon, en s’en tenant aux éléments qu’il a rapportés, et le replace dans une réflexion plus large sur l’immobilier, le financement d’un projet et la gestion de son patrimoine.
Quitter la ville pour un village : un projet de vie avant d’être un calcul financier
Un rêve d’enfance plutôt qu’un coup de tête
Ibon n’a pas pris sa décision sur un coup de tête. Depuis l’enfance, il imagine une maison isolée au milieu de la nature, avec un potager, des arbres fruitiers et quelques poules. À Saint-Sébastien, il supportait de moins en moins le bruit, la pollution et le coût de la vie. Ce projet, qui a pris du temps à mûrir, commence aujourd’hui à se concrétiser.
C’est un point important pour qui envisage une démarche similaire : un changement de cadre de vie ne s’improvise pas. Avant de signer un compromis de vente, de solliciter un crédit immobilier ou de lancer des travaux, il faut que le projet repose sur des motivations solides et durables, et pas seulement sur l’espoir de payer moins cher.
Les économies mises en avant, sans en faire une promesse universelle
Le témoignage s’appuie sur des chiffres frappants. Ibon affirme que, dans son village, l’eau coûte environ 5 euros par an. Il en parle lui-même avec une pointe d’ironie : le montant lui paraît « ridicule » et « incroyable ». Côté électricité, l’un de ses voisins ne paierait qu’entre 17 et 18 euros par mois, ce qui amène Ibon à plaisanter sur l’intérêt, dans ces conditions, d’installer des panneaux solaires.
Ces montants sont des déclarations personnelles, liées à un village précis. Ils ne constituent pas une règle applicable partout, et le niveau des factures dépend toujours de la commune, du mode de gestion des services, du logement et des habitudes de consommation. Ils illustrent en revanche un point : les charges courantes pèsent lourd dans un budget, et leur écart entre ville et campagne peut compter autant que le prix d’achat.
Immobilier : des écarts de prix considérables entre grande ville et zone rurale
Ce que disent les chiffres officiels
Le contraste le plus net concerne le prix du logement. Selon les indicateurs urbains 2025 de l’Institut national de la statistique espagnol, la différence de prix au mètre carré peut atteindre près de 4 000 euros entre une grande agglomération et une commune de moins de 10 000 habitants.





