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BIEN ETRE

Vivre dans un village de 18 habitants : budget, immobilier et pouvoir d’achat, le pari d’Ibon aux Asturies

Vivre à la campagne pour moins de 30 euros par mois, c'est possible ! 🏡💧

Payer moins de charges : quel effet sur l’épargne, l’investissement et la retraite ?

Libérer de la capacité d’épargne

Des charges courantes réduites laissent mécaniquement plus de marge dans un budget mensuel. Un ménage qui dépense moins en logement, en eau et en électricité peut consacrer davantage à l’épargne de précaution, à un placement ou à l’amortissement anticipé d’un prêt. L’effet se mesure sur le long terme : même des sommes modestes, versées régulièrement, finissent par peser dans la constitution d’un capital.

Préparer l’avenir, y compris la retraite

La question de la retraite s’inscrit dans cette logique. Un coût de la vie plus bas peut aider à préparer plus sereinement cette étape, en réduisant le niveau de revenus nécessaire pour maintenir un train de vie confortable. Il faut toutefois rester prudent : la baisse de certaines dépenses ne dispense pas de se renseigner sur ses droits, de comparer les solutions d’épargne retraite et de réfléchir à la diversification de son patrimoine. Pour ces sujets, l’avis d’un conseiller en gestion de patrimoine ou d’un professionnel agréé reste précieux.

Un patrimoine immobilier à envisager avec réalisme

Acheter bon marché dans une zone rurale ne garantit ni une plus-value ni une revente facile. Les marchés très peu denses sont souvent moins liquides, et un bien situé dans un hameau de 18 habitants ne se revendra pas comme un appartement bien placé en ville. Si l’objectif est de vivre sur place durablement, comme c’est le cas pour Ibon, cet aspect passe au second plan. S’il s’agit d’un investissement locatif ou patrimonial, il faut au contraire l’analyser avec soin.

Les freins psychologiques : solitude, regard des proches et prise de décision

La peur d’être seul

Le récit d’Ibon ne se limite pas aux chiffres : il décrit aussi les doutes qui l’ont longtemps retenu. Il redoutait la solitude et admet avoir pensé qu’il serait « plus seul que jamais ». Son entourage entretenait ces craintes. On lui répétait qu’il serait seul, qu’il ne trouverait pas de partenaire, qu’il était trop jeune pour quitter le nid. Résultat : il a sans cesse repoussé l’échéance.

Ce qui a fini par faire basculer la décision

Finalement, Ibon s’est rendu compte qu’il appréciait sa propre compagnie et qu’aucun véritable obstacle ne l’empêchait de tenter l’aventure. Un ami, Axel, nomade numérique, l’a également encouragé à franchir le cap. Pour l’instant, les deux hommes louent un appartement sur place, le temps que l’ancienne étable devienne habitable.

Cette phase de transition mérite d’être soulignée. Louer d’abord permet de tester le quotidien du village avant de s’y engager complètement, et de poursuivre les travaux sans pression excessive. C’est une approche prudente, que beaucoup de candidats à l’installation à la campagne peuvent envisager.

Ce qu’il faut retenir avant de tout quitter pour la campagne

Le témoignage d’Ibon Berasategui est instructif, mais il doit être lu pour ce qu’il est : l’expérience personnelle d’un jeune homme dans un village précis des Asturies. Pour qui rêve d’une trajectoire comparable, quelques repères pratiques ressortent :

  1. Comparer le coût global, pas seulement le prix d’achat. Le prix au mètre carré, les travaux, les démarches administratives et les charges courantes forment un ensemble.
  2. Anticiper les frais annexes. Dans le cas d’Ibon, le seul changement d’affectation a coûté entre 10 000 et 15 000 euros.
  3. Préparer son financement. Apport, crédit, assurance emprunteur et assurance habitation se préparent en amont, en comparant plusieurs offres.
  4. Vérifier l’accès aux services essentiels. Santé, transports, connexion internet et commerces comptent autant que le prix du logement.
  5. Tester avant de s’engager. Louer sur place, comme le fait Ibon, permet de mesurer la réalité du quotidien.
  6. S’écouter malgré les remarques de l’entourage. La décision doit rester la vôtre, mais elle gagne à s’appuyer sur un projet réfléchi.

Conclusion : un budget allégé, mais un projet qui demande de la préparation

À 32 ans, Ibon a échangé les prix élevés de Saint-Sébastien contre un village où, selon lui, l’eau peut coûter 5 euros par an et l’électricité moins de 20 euros par mois. Son histoire montre qu’un changement de cadre de vie peut transformer un budget, à condition d’être préparé, financé avec méthode et assumé sur le plan personnel.

Elle rappelle aussi une évidence : chaque projet immobilier, qu’il se situe en ville ou à la campagne, mérite une analyse individualisée. Avant toute décision engageante (achat, crédit, travaux, placement), il est recommandé de se rapprocher de professionnels qualifiés pour valider son plan de financement et ses garanties.

Source de l’information : témoignage rapporté par El Español.

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