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BIEN ETRE

Vivre dans un village de 18 habitants : budget, immobilier et pouvoir d’achat, le pari d’Ibon aux Asturies

Vivre à la campagne pour moins de 30 euros par mois, c'est possible ! 🏡💧

Les exemples cités dans l’article d’origine donnent la mesure de cet écart :

  • Saint-Sébastien : 5 317 euros le mètre carré en 2024 ;
  • Villena, dans la province d’Alicante : 603 euros le mètre carré ;
  • Zones véritablement rurales : le ministère espagnol du Logement évoque des prix compris entre 300 et 450 euros le mètre carré.

Pour un acheteur, la différence est considérable. Sur le papier, elle change l’ampleur de l’apport personnel nécessaire, le montant du prêt à contracter et la durée de remboursement. Un bien moins cher réduit mécaniquement le recours à l’emprunt, donc le coût total du crédit et le poids des mensualités sur le budget.

Un achat atypique : une étable à transformer en habitation

Ibon n’a pas acheté une maison toute prête. Il a acquis une étable, obtenu son changement d’affectation, puis commencé à la transformer en logement. Il ne communique pas le montant total de la rénovation. Il précise toutefois que la seule démarche administrative de changement d’usage lui a coûté entre 10 000 et 15 000 euros.

Ce détail nuance l’idée d’un projet « à petit prix ». Le bas prix au mètre carré ne dit pas tout : un bâtiment à transformer implique des frais annexes (démarches, études, travaux), qui peuvent représenter une part importante de l’enveloppe globale. Toute personne qui imagine un projet comparable devrait intégrer ces postes dans son plan de financement dès le départ.

Comment financer un projet de vie rurale : les questions à se poser

Le témoignage ne détaille pas le montage financier d’Ibon, et il serait hasardeux de spéculer à sa place. On peut en revanche, à titre général, rappeler les points que tout porteur de projet gagne à examiner avant de se lancer.

Apport, emprunt et prêt travaux

Un achat en zone rurale suppose souvent de combiner plusieurs sources de financement : épargne personnelle, crédit immobilier, éventuellement prêt travaux si le bien doit être rénové. Les banques examinent l’état du bien, sa destination (habitation ou non), la stabilité des revenus de l’emprunteur et sa capacité de remboursement. Un bâtiment dont l’usage doit être modifié, comme l’étable d’Ibon, peut compliquer la discussion avec un établissement prêteur tant que le changement d’affectation n’est pas acquis. Il est donc utile de comparer plusieurs offres de crédit et de se faire conseiller par un courtier ou un professionnel avant de s’engager.

L’assurance habitation et l’assurance emprunteur

Un logement isolé, ancien ou en cours de rénovation n’a pas les mêmes besoins de couverture qu’un appartement en centre-ville. L’assurance habitation, la garantie des travaux et l’assurance emprunteur méritent une comparaison attentive : leurs conditions varient selon le profil de l’assuré, l’état du bien et son emplacement. Ces contrats pèsent dans le coût global du projet, au même titre que le taux du crédit.

La question de la santé et de la mutuelle

Vivre loin des grands centres urbains peut aussi poser la question de l’accès aux soins. Avant de déménager dans un village de quelques dizaines d’habitants, il est prudent de vérifier la distance jusqu’au médecin, à l’hôpital ou aux spécialistes, et de s’assurer que sa couverture santé (mutuelle, complémentaire) correspond à sa nouvelle situation. Ce sujet n’est pas abordé dans le témoignage d’Ibon, qui est jeune et en bonne santé, mais il compte beaucoup à mesure que l’on avance en âge.

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